La prison, l'hôpital psychiatrique et la souffrance psychique des jeunes. USHA de Lyon : Un hôpital psychiatrique dans la prison. Un hôpital avant tout.
Tous les matins, médecins et infirmiers franchissent un détecteur de métaux, sous l'oeil de gardiens, pour prendre leur poste à l'Unité hospitalière spécialement aménagée (USHA) de Lyon, « hôpital-prison » où ils tentent de mener un travail de soins psychiatriques entre les murs. Car ici, les patients sont des détenus, arrivés en état de crise le plus souvent, pour des séjours de moins de dix semaines en moyenne. Pierre, un aide-soignant insiste d'ailleurs sur le fait que « c'est un hôpital » et que les gardiens ne contrôlent que l'entrée de cette structure pilote ouverte en mai 2010. Pas de cellule mais des chambres Après deux ans de fonctionnement à Lyon, Pierre Lamothe, le médecin-chef du service médico-psychologique régional (SMPR) de Lyon, qui a porté le projet, défend une structure permettant d'extraire de l'univers carcéral les détenus souffrant de problèmes psychiatriques.
Des ateliers pour aller mieux. Dans les couloirs du premier hôpital-prison - Pastorale de la santé. Dans les couloirs du premier hôpital-prison BRON (Rhône) De notre envoyée spéciale « La Croix » a pu visiter en exclusivité lepremierhôpital-prison de France, installé à Bron.
Ouvert en mai, il accueille une cinquantaine de détenus présentant des troubles psychiatriques lourds 19/01/2011 Luc n’a pas tout de suite réalisé où il était transféré. À peine incarcéré pour avoir poignardé son père, ce jeune homme de 19 ans a été conduit dans la toute nouvelle unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Bron, en banlieue lyonnaise (1). « On m’a amené ici parce que, en cellule, j’étais un petit peu angoissé », ânonne-t-il lentement. Avant l’ouverture de l’UHSA, en mai dernier, les bouffées délirantes de Luc l’auraient tout droit mené dans un hôpital psychiatrique. Certains ne restent à Bron que quelques jours.
Les soignants sont tous volontaires. Enfin, chaque employé est doté d’un talkie-walkie géolocalisable. La calamiteuse ouverture du premier “hôpital prison” ©F.
Caterini D’abord prévue pour début mars, puis début avril, l’ouverture du premier hôpital fermé dédié aux détenus atteints de maladies psychiatriques, est sans cesse repoussée. Maintenant les personnels soignant menacent de faire grève le jour de l’ouverture. Les travaux sont finis, les personnels installés et les protocoles de soin validés. On n'attend plus que les détenus dans cette première Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) dédiée aux détenus atteints de troubles psychiatriques.
Sarkozy sème la confusion L’Elysée est très attentif au projet de l’UHSA et à la manière dont il pourrait être médiatiquement utilisé. Deux administrations pour un hôpital Autre confusion qui n’aide pas à son ouverture, la présence pour faire fonctionner l’UHSA de deux administrations : la santé et l’administration pénitentiaire. Conséquence : les soignants (infirmiers, aides soignants,...) rempliront des tâches de sécurité qu’ils ne remplissaient pas jusque-là. Près de Lyon, un hôpital-prison pour les détenus souffrant de troubles mentaux.
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Patricia Jolly - Bron (Rhône) Envoyée spéciale Poste de garde, greffe, clôture et chemin de ronde...
L'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Bron, érigée au fond du parc du centre hospitalier psychiatrique Le Vinatier, dans la banlieue lyonnaise, présente, au premier coup d'oeil, toutes les caractéristiques d'une prison. A y regarder de plus près, on y découvre des plateaux de soins flambant neufs abrités derrière d'épais murs de béton. Première réalisation d'un programme de construction de dix-sept établissements lancé par la loi Perben de 2002 pour une capacité finale de 700 à 750 lits, l'UHSA de Bron est prête à accueillir soixante patients détenus. Des condamnés dont l'état psychique ou psychiatrique ne permet pas le maintien dans un lieu de détention classique : un quart de la population carcérale souffre aujourd'hui de troubles psychiatriques. Direct Matin n°779 25 nov 2010 - Page 12 - 13 - Direct Matin n°779 25 nov 2010 - Direct Matin - régional / internationale - générale - Actualité - 1001mags - Magazines en PDF à 1 € et GRATUITS !
14 France N°779 JEUDI 25 NOVEMBRE 2010 WWW.DIRECTMATIN.NET pour Direct Matin Poste de contrôle, clôture, chemin de ronde et surveillants en uniforme bleu… L’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Bron (Rhône), érigée au fond du parc du centre hospitalier psychiatrique Le Vinatier, dans la banlieue lyonnaise, présente toutes les caractéristiques d’une prison.
Mais ses épais murs abritent des plateaux de soins flambant neufs et du personnel médical spécialisé dans les soins psychiatriques. Douze Libanais en colère, de Zeina Daccache, projeté en maison d’arrêt. Des détenus français émus par un documentaire libanais ils ont applaudi. Journées d’étude interdisciplinaires "Pyschiatrie et prison : la question du (...) / Archives : colloques et journées d’études 2005 - 20133 février 2011, 4 février 2011, Amphithéâtre de l’ENS de Lyon (site Descartes), 15 Parvis René Descartes, Lyon 7ème Interventions filmées accessibles en ligne.
Psychiatrie et prison : la question du soin aux personnes détenues. Onsmp-orspere. Observatoire National des pratiques en Santé Mentale et Précarité. Plan de l'Hopital Le Vinatier : CHS Bron - CHV Bron - Centre hospitalier spécialisé. Plans d'accès : CHS Bron - CHV Bron - Centre hospitalier spécialisé - Hopital Le Vinatier.