Pourquoi tous les patrons du FMI sont-ils européens?
- Devant les bureaux du FMI à Washington, le 15 avril 2011, lors d'une réunion des ministres de l'Economie et des gouverneurs des banques centrales du G20. REUTERS/Jonathan Ernst - Retrouvez tous nos articles de la rubrique L'explication ici Alors que le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn accusé d’agression sexuelle avec sept chefs d’inculpation, a démissionné la semaine dernière, les spéculations vont bon train quant à son successeur. publicité En fait, il s’agit plus d’un accord tacite, d’un «gentlemen's agreement» en vigueur depuis toujours, en vertu duquel le FMI devrait être géré par un Européen et la Banque mondiale par un Américain. Cet accord tacite trouve son origine peu après la conférence de Bretton Wood, en 1944, qui a instauré le FMI et la Banque mondiale. Un accord tacite En 1946, il était évident que si le directeur du FMI n’était pas américain, il serait forcément européen, mais on est en droit de s’interroger sur l’existence d’un réel accord en la matière.
Fonds monétaire international
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution internationale regroupant 188 pays, dont le rôle est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté[1] ». Le FMI a ainsi pour fonction d'assurer la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières mettant en péril l'organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques, marchés financiers) ou les flux d'échanges de commerce international avec les autres pays. Création[modifier | modifier le code] Le siège no 2 du FMI à Washington D.C. Le FMI dans le cadre du système de Bretton Woods[modifier | modifier le code]
Christine Lagarde au FMI ? Quand l’Union (européenne) fait la force
Le sommet du G8 qui aura lieu jeudi et vendredi (26 et 27 mai) à Deauville pourrait être l’occasion pour Christine Lagarde, ministre de l’Économie, d'être désignée comme candidate de l’Union européenne à la succession de son compatriote Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Les Européens considèrent en effet que ce poste leur revient, étant donné qu’ils sont les premiers contributeurs du FMI. Une candidature qui fait consensus en Europe La porte-parole du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a ainsi jugé qu’il était "tout à fait naturel" que les États membres se mettent d’accord sur une candidature "forte et compétente", potentiellement soutenue par tous les membres du FMI. L’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni… la plupart des pays européens ont donné leur accord à la candidature de l’actuelle ministre française de l’Economie. Un consensus nécessaire pour peser dans les choix
O.M.S., Le fonctionnement
Dans le personnel permanent, seules sept personnes ont des mandats « politiques » : le directeur général désigné par le conseil exécutif et élu par l'Assemblée ainsi que les six directeurs régionaux élus par les États de leur région. Élu avec un mandat de cinq ans renouvelable, le directeur général de l'O.M.S. est traditionnellement un médecin. Le docteur Hiroshi Nakajima (Japon) a été élu par la 41e Assemblée mondiale de la santé le 4 mai 1988 pour prendre ses fonctions à partir du 21 juillet 1988. Le directeur général nomme, à la suite de concours, tous les fonctionnaires qui participent au fonctionnement de l'Organisation, environ 4 500 personnes dont 1 500 cadres, parmi lesquels figurent un tiers de médecins.
DSK, le FMI et le colonialisme
Des relents de colonialisme flottent entre la 19e rue et la rue H au nord-ouest de Washington, là où se trouve le siège du Fonds monétaire international. Cette odeur nauséabonde n’est pas due au scandale touchant le très influent Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, dit «DSK», (comme chacun le sait, l’ex-directeur général du FMI est accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune et modeste femme de chambre africaine dans un luxueux hôtel new-yorkais). Ce qui ne sent pas bon, c’est cette tradition coloniale bien implantée et qui biaise le choix du successeur de DSK. Cet héritage colonial – le produit archaïque d’un accord datant de l’après-guerre de 39-45 entre les pays les plus riches – veut que seul un Européen puisse diriger le FMI, alors que l’institution compte 187 Etats-membres. Cette entente, qui constitue de fait une discrimination contre 93% de l’humanité, est cautionnée par les Etats-Unis, le plus gros contributeur financier du FMI. publicité Un système obsolète et inacceptable