background preloader

Jean-Claude Meyer : Comment installer le travail collaboratif ?

Jean-Claude Meyer : Comment installer le travail collaboratif ?
"La question du travail d'équipe des enseignants est fortement marquée par le désenchantement ou la crainte d'une impasse". Pourtant l'inspection, les instructions officielles, les programmes et le socle, la réforme du collège, l'accompagnement personnalisé en lycée, bref toute la puissance de l'institution pousse dans le sens du travail collaboratif des enseignants. Alors comment faire pour qu'il s'installe vraiment C'est la question que Jean-Claude Meyer, professeur de français et formateur, prend à bras le corps dans un nouveau livre publié par ESF. L'ouvrage donne des pistes concrètes, particulièrement en français, pour impulser le travail collaboratif dans une équipe disciplinaire et dans un établissement. Pourquoi ne voit-on pas la grande majorité des établissements et des enseignants suivre la voie du travail collaboratif ? François Jarraud Jean-Claude Meyer, Le travail collaboratif des enseignants Pourquoi ? Sommaire Pour qui avez-vous écrit ce livre ? Il est capital. Related:  CAFFApatdl

modele 70:20:10 adaptée à la formation professsionnelle Le modèle 70:20:10, ça vous dit quelque chose ? Il s’agit d’un modèle d’apprentissage théorisé dans les années 90 par des chercheurs américains, qui démontre l’importance de l’apprentissage informel dans le parcours d’un individu. Il revient depuis quelques années sur le devant de la scène pour souligner le paradoxe des programmes de formation professionnelle en entreprise. 70:20:10 : à quoi ça correspond ? Cette formule, aux abords complexes, s’explique très simplement : 70, 20 et 10 sont en fait des pourcentages représentant les sources de notre savoir dans notre processus d’apprentissage. D’après ce modèle, 70 % de nos connaissances et savoir-faire viendraient de l’expérience et de la pratique, 20 % de nos interactions sociales professionnelles et personnelles et 10 % seulement de la formation traditionnelle, c’est-à-dire de nos études ou de formations professionnelles. Une situation paradoxale La formation informelle en entreprise apprentissage, formation, modele apprentissage

ContenuCooperationCollaboration Entre la coopération et la collaboration, la différence est nuancée. Sources: site Outils et Réseaux F. Henri et K. La première différence : comment partage-t-on le travail ? De manière générale, les groupes collaboratifs et coopératifs travaillent ensemble sur un but commun ou partagé. En coopérant Le groupe est divisé en équipes spécialisées qui réalisent une partie de tâche. En collaborant Les membres du groupe travaillent pour un but commun. Autres différences De cette manière de réaliser la tâche commune, découlent d'autres différences : La maturité des groupesLes interactions entre les personnes La manière de considérer le but La maturité des groupes La démarche coopérative est plus structurée et encadrante. Les interactions entre les personnes En coopérant, chaque membre est responsable d'une action ou sous-tâche. Dans les démarches collaboratives chacun utilise l'ensemble des ressources dans le groupe. En conclusion "collaborer" renvoie à l'histoire sombre de la guerre 39-45. concept

Jean-Pierre Terrail, Pour une école de l’exigence intellectuelle. Changer de paradigme pédagogique 1 GRDS, L’École commune, Propositions pour une refondation du système scolaire, La Dispute, Paris, 20 (...) 2 En fait, comme l'écrit Jean-Pierre Terrail sur la présentation qu'il fait lui-même de son ouvrage s (...) 1Aux sempiternelles lamentations de ceux qui considèrent les élèves comme incapables de maîtriser une éducation d’un haut-niveau et à l’injonction scolaire de mettre en œuvre des dispositifs pédagogiques adaptés, c’est à dire en réalité rabaissés à leur niveau supposé, l’ouvrage de Jean-Pierre Terrail oppose un discours et un projet de politique éducative bien différents. 3 Ces parties n'apparaissent pas comme telles dans l'ouvrage. 2Pour défendre cette idée, Terrail a structuré son propos en deux grandes parties3. 3Dans la première partie de son ouvrage, l’auteur s’attache donc à montrer que les difficultés d’apprentissage éprouvées par les élèves sont liées à la mise en œuvre d’un nouveau paradigme pédagogique à partir des années 1970.

LearningScape : un escape game pour libérer les pratiques pédagogiques "Vous êtes dans la tête de Camille, une jeune enseignante qui donnera son tout premier cours demain matin. Elle a des difficultés à trouver le sommeil. À vous de la rassurer pour qu'elle passe une bonne nuit." Au vingtième étage de la tour Montparnasse, dans les locaux du CRI (Centre de recherches interdisciplinaires), Anton et Soizic prennent leur rôle de maîtres du jeu très au sérieux. Les deux étudiants de la structure dirigée par François Taddei guident et observent les candidats venus se frotter au LearningScape. Cet "escape game" a été conçu par Sapiens, le service d'accompagnement aux pédagogies innovantes et à l'enseignement numérique de l'USPC (Université Sorbonne-Paris-Cité) en collaboration avec le CRI. Sensibiliser à la pédagogie universitaire Durant la petite heure de jeu, les quatre participants évoluent dans un univers sensoriel où les bases de la pédagogie sont cachées sous chaque coin de table. Du team building avant tout Une deuxième session a débuté le 6 juin.

« De la “collection de professionnels” à l’ “organisation apprenante” avec toutes Comment est né le projet de ce dossier ? Comment vous êtes-vous retrouvés à coordonner un dossier pour les Cahiers pédagogiques ? Disons que ça fait un certain moment que la question des collectifs enseignants connectés nous travaille, ou que nous travaillons la question, pour le dire autrement ; que ce soit via nos projets personnels ou professionnels touchant de près ou de loin à l’éducation et au numérique. Prosaïquement, c’est la sortie du dossier N°537 des Cahiers sur les Classes inversées qui a été déclencheur. On s’est dit que les collectifs enseignants connectés méritaient d’être décortiqués, analysés, passés au crible des regards croisés entre praticiens, formateurs, chercheurs et observateurs extérieurs et institutionnels. D’autant qu’on s’est rendu compte que, dans notre trio, nous n’en avions pas forcément la même vision, ni la même analyse. Qu’est-ce que c’est, des « collectifs enseignants connectés » ? Qu’est-ce qui ressort plus particulièrement dans ce dossier ?

Le dernier numéro – AFAE Sommaire Éditorial Qu’est-ce qu’enseigner : une identité professionnelle en questionnement Le métier d’enseignant : une alchimie à reconstruire Enseigner : entre prescription et autonomie, un métier en tension Enseigner dans le secondaire à l’heure des incertitudes : entre prescriptions institutionnelles et invention de son métier au quotidien Images du métier et prise de parole d’enseignants Enseigner : Une identité professionnelle à l’épreuve du confinement Qu’est-ce qu’enseigner : objectifs et valeurs Enseigner l’histoire, des savoirs au service des valeurs Enseigner, transmettre, construire des savoirs Enseigner à l’heure de la post-vérité Enseigner : À quelles fins ? Qu’est-ce qu’enseigner : diversité des pratiques Apprendre à résister aux automatismes de pensée : un exemple de l’apport des sciences cognitives à la compréhension des mécanismes cognitifs impliqués dans les apprentissages scolaires de l’élève Apport des sciences cognitives : penser différemment l’enseignement

Théories de l'apprentissage - Idées ASH Apprendre, c'est comprendre. C'est construire un savoir que l'on va pouvoir réinvestir. Pour que l'élève apprenne, il est essentiel: Qu'il soit conscient de ce que l'on essaie de lui faire comprendre et pourquoi.Qu'il soit conscient de " comment " il apprend.Qu'il ait envie d'apprendre. Enseigner, c'est aider l'enfant à apprendre, à construire un savoir. Ce qui est essentiel avant / pendant / après l'enseignement : Connaître la façon dont l'enfant apprend.Vérifier qu'il ne construise pas une " fausse compréhension ". LE TRIANGLE PEDAGOGIQUE de HOUSSAYE : Dans son modèle de compréhension pédagogique, Jean Houssaye, aujourd'hui professeur de Sciences de l'Education à l'université de Rouen, définit tout acte pédagogique comme l'espace entre trois sommets d'un triangle : l'enseignant, l'apprenant et le savoir. Selon Houssaye, toute pédagogie est articulée sur la relation privilégiée entre deux des trois éléments (les sujets actifs) et l'exclusion du troisième (qui fait le fou, ou le mort)

Quand les élèves coopèrent : des enseignements plus efficaces ? Les occasions d’inciter les élèves à apprendre et travailler ensemble ne manquent pas. Elles peuvent s’intégrer dans des cadres bien définis, comme un exposé de groupe, ou surgir au fil du quotidien, par exemple quand un élève demande de l’aide pour un exercice et que l’un de ses camarades vient spontanément l’aider. Certaines coopérations prennent la forme de jeux, d’autres de discussions à caractère philosophique, ou encore de conseils coopératifs – ces réunions où chacun est démocratiquement associé aux décisions de classe. Mais, quels qu’ils soient, tous ces échanges seraient plus bénéfiques que des approches uniquement individuelles ou compétitives. Comme le dit d’ailleurs un proverbe africain : « Seul, on va vite, ensemble, on va loin. » À condition de prendre un certain nombre de précautions. Un encadrement nécessaire En effet, on sait bien qu’il ne suffit pas de rassembler quatre élèves autour d’une table pour que chacun profite du travail en cours. Des perspectives utopistes ?

Aziz Jellab : Bienveillance et bien être à l'école La bienveillance est un concept qui divise encore les enseignants. Aziz Jellab, Christophe Marsollier coordonnent un livre qui réhabilite, si besoin en est, la bienveillance en dépassant l'opposition à l'exigence. Le point fort de ce livre c'est d'être très concret. D'une part il explique ce qu'est la bienveillance dans le quotidien de la classe même avec des élèves difficiles. Spécialiste de l'enseignement professionnel, inspecteur général et chercheur au Ceries, Aziz Jellab signe avec Christophe Marsollier, inspecteur général également, un livre qui pourrait être un manuel de la bienveillance à l'école. Pour les auteurs la bienveillance n'est pas une posture laxiste mais une exigence professionnelle liée à la démocratisation de l'école. Mais "la bienveillance en actes" n'est pas réservée au lycée professionnel. François Jarraud Aziz Jellab, Christophe Marsollier (dir), Bienveillance et bien être à l'école. Aziz Jellab : La bienveillance est le fondement de l'émancipation de l'élève

Related: