
La grande bleue se lézarde, par Nicolas Escach (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Faut-il un aménagement du territoire liquide ? Découper la mer en zones spécialisées, comme on aménage les terres ? Portée par une directive européenne qui entrera en application en septembre, cette idée part d’un constat : certains espaces juxtaposent des activités parfois incompatibles (transport, pêche, gazoducs, aires protégées, exploitation éolienne ou pétrolière). Illustration en mer Baltique d’une planification dictée par des considérations économiques. Le grand bleu se lézarde. Les activités humaines ont progressivement franchi une nouvelle frontière au cours de la seconde moitié du XXe siècle : croissance des échanges maritimes (1960), exploitation accrue des hydrocarbures en mer (1970), généralisation de l’usage du conteneur et développement de l’aquaculture marine (1980), premiers champs éoliens (1990), énergies marines renouvelables (2000). Taille de l’article complet : 2 257 mots.
La guerre de Sept Ans (1756-1763) et la naissance d’un nouvel ordre mondial Premier conflit planétaire, la « guerre de Sept Ans » opposa, sur plusieurs continents, les grandes puissances du XVIIIe siècle regroupées en deux grands ensembles d’alliances. Son issue consacra le leadership britannique des Amériques aux Indes, principalement au détriment de la France. En parlant du Canada et de la Louisiane, en regardant sur les vieilles cartes l’étendue des anciennes colonies françaises en Amérique, je me demandais comment le gouvernement de mon pays avait pu laisser périr ces colonies qui seraient aujourd’hui pour nous une source inépuisable de prospérité (1). » Ce regard rétrospectif sur l’un des conflits les plus désastreux de l’Histoire de France est de la plume de Chateaubriand. Émis lorsque les effets de la guerre de Sept Ans ont eu le temps de se révéler dans leur plénitude, ce jugement, pour sévère qu’il soit, n’en est pas moins lucide. Une guerre mondiale ? Les hostilités sont officieusement engagées. Le temps des victoires françaises Notes (1) F.
Site marine et océans Petit à petit, la Russie assoit sa domination de l'Arctique La Russie en rêvait, le changement climatique l'a fait. La fonte des glaces rend de plus en plus praticable l'océan Arctique et ouvre ainsi un formidable raccourci maritime entre l'Europe et l'Asie, qui permet de longer la Russie par le nord sans avoir besoin de navire brise-glace. Pas question de laisser passer cette chance: des images satellites analysées par The Drive dévoilent que la Russie est en train de développer considérablement sa base militaire la plus au nord: l'aéroport Nagourskoïé, à Terre François-Joseph, un archipel à cheval sur la mer de Barents et l'océan Arctique. En 2020, l'armée russe avait déjà profité de l'été pour agrandir la piste d'atterrissage de la base en la faisant passer de 2.500 à 3.500 mètres. Les nouvelles images satellite enregistrées par Planet Labs montrent non seulement que les travaux de la piste ont bien été achevés, mais aussi qu'une très grande aire de stationnement est en cours de construction. Contrôle des airs et de l'océan
Comment le tourisme spatial rebat les cartes du ciel / Crise migratoire : le coût de la sous-traitance Première partie - Comment le tourisme spatial rebat les cartes du ciel Jeff Bezos s’inquiétait de la fragilité de la Terre au retour de son échappée dans l’espace à bord de sa capsule Blue Origin. Neuf jours plus tôt, c’était Richard Branson qui réussissait son premier vol à bord du VSS Unity de Virgin Galactic, avion spatial suborbital, passant plus de 90 secondes en apesanteur. Au-delà des ambitions apparemment mégalomanes de ces figures, auxquelles il convient d’ajouter celle d’Elon Musk, que se cache-t-il derrière la notion de tourisme spatial, et plus particulièrement dans le secteur industriel ? Comment l’émergence d’acteurs privés en Occident, mais aussi bientôt en Chine dessine-t-elle une nouvelle géopolitique du ciel ? Quel sera le rôle des Etats, mais aussi du droit pour encadrer ces voyages d’un nouveau type ? Les auteurs du Traité de l’espace ont conçu un projet qui consistait à proposer que l’espace était l’apanage de l’humanité tout en entière. Lucien Rapp Emmanuelle Rio
Les principes du droit de l’espace : pour un espace sacralisé Les nouvelles activités spatiales semblent redéfinir les principes du droit de l’espace qui avaient su perdurer jusqu’alors. Le droit de l’espace se compose de l’ensemble des règles juridiques régissant les activités spatiales, qu’il s’agisse de « hard law » ou de « soft law ». Les traités internationaux régissant les activités spatiales en sont le premier exemple, suivis des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies, des lois spatiales nationales, des accords multilatéraux, des codes de bonne conduite, ou du droit internationale général. Les principes du droit de l’espace ont cela de fascinant qu’ils ont été établis dès la Résolution des Nations Unies 1962 (XVIII) du 13 décembre 1963 (2), réitérés au sein du premier traité de l’espace de 1967 (3), alors même que la communauté internationale célébrait le sixième anniversaire de la mise en orbite du premier satellite Spoutnik 1. Les neuf principes du droit de l’espace Un accent sur la nature pacifique des activités spatiales
Préparer l'agrégation interne en histoire et géographie : *GÉOGRAPHIE DES MERS ET DES OCÉANS* Les… Préparer l’agrégation interne en histoire et géographie : GÉOGRAPHIE DES MERS ET DES OCÉANS Les notes de synthèse de l’Isemar (Institut supérieur d’économie maritime) constituent une importante ressource pour travailler sur la question de la « Géographie des mers et des océans ». Principalement centrées sur les enjeux économiques et géopolitiques, ces ressources présentent l’avantage de présenter des synthèses efficaces sur les points abordés, et certaines sont rédigées par les géographes de l’Isemar, ce qui permet de lire des notes de synthèse où la dimension spatiale est mise en avant (bien que l’approche reste principalement économique). « 20 ans de transport maritime. « Roro et ferry : bouleversements et recompositions » (Anne Gallais Bouchet et Paul Tourret, note n°148, octobre 2012)▻
Habiter l’espace : un rêve impossible ? Le premier écueil apparaît avant même d’avoir quitté le sol terrestre : il faut passer par l’étape indispensable, mais encore très périlleuse du décollage. Chaque fois qu’ils grimpent dans la capsule d’un vaisseau, les astronautes mettent le pied sur une bombe dont ils espèrent le déclenchement contrôlé. Sur les 135 vols de la navette spatiale, deux se soldèrent par une catastrophe, faisant sept morts chacune. Si ce taux d’échec était toléré sur les avions de ligne américains, il équivaudrait à plus de 500 crashs par jour. Immédiatement après la sortie de l’atmosphère terrestre, les conditions de vie deviennent hostiles. Pour un séjour de quelques mois, on parvient à recréer de quoi survivre. Même en trouvant le moyen de survivre physiquement, il faut encore réussir à rester sain d’esprit. Pour une exploration de longue durée, l’idéal serait de pouvoir produire de quoi s’alimenter dans l’espace. La lumière permanente du Soleil fait aussi partie des paramètres d’un voyage spatial.
Les "Mercury 13" : 13 femmes pilotes américaines qui rêvaient de voler dans l'espace La première Américaine s'est envolée pour l'espace en 1983. Il s'agissait de Sally Ride. Avant elle, deux femmes étaient allées dans l'espace, dont la Russe Valentina Tereshkova dès 1963. Écouter 1 min Wally Funk a rêvé toute sa vie de s'envoler pour l'espace, par Fiona Moghaddam Un programme lancé en dehors de la Nasa Au début des années 1960, William Randy Lovelace, médecin et chef des sciences de la vie à la NASA, est chargé de recruter les astronautes du programme Mercury 7 dont Alan Shepard et John Glenn. En effet, dans son édition du 29 août 1960, le magazine américain Life consacrait un article à Jerrie Cobb, la première de toutes les femmes de "Mercury 13" à avoir effectué les tests. Après la parution de cet article, Wally Funk, âgée d’une vingtaine d’années à peine mais déjà aviatrice professionnelle, demande à prendre part à ces essais. C’est ainsi qu’a été lancé ce programme, communément appelé Mercury 13. Trois phases de tests prévues Seule Jerrie Cobb termine l'expérimentation