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Socialisation genrée : grandit-on dans un monde sexiste ?

Publié initialement le 17 octobre 2011 A la fin des années 70, dans l’Arrangement des sexes, Goffman posait la question suivante : « Comment dans une société moderne, les différences biologiques non pertinentes entre les sexes en viennent-elles à sembler d’une telle importance sociale ? » En 2011, malgré le travail accompli ces trente dernières années, entre inégalités sociales et professionnelles, cette même question est plus que jamais d’actualité. Dès votre premier souffle, figurez-vous, peut-être même avant, à l’instant même où bien au chaud dans la placenta maternel, votre sexe est annoncé à votre futur entourage. Nous n’encourageons ou ne tolérons pas les mêmes comportements venant d’une petite fille ou d’un petit garçon : les fillettes auront le droit de pleurer et de se faire consoler, tandis que les garçons devront se montrer forts; on servira plus à manger aux garçons qu’aux filles, on les punira également plus durement… Les attentes parentales Pour aller plus loin

Jouets, habits, sports : filles et garçons ne sont pas à égalité Petit garçon à vélo, 2004, et petite fille avec une poupée Corolle, 2011, Paris (A.SEL, M.GIRAULT/SIPA - Montage le Plus) Que les parents emmènent spontanément leur petit garçon au square pour jouer davantage que leur petite fille n’est pas si étonnant. Que ce soit à travers les institutions (la famille, la crèche, l’école jusqu’à l’orientation professionnelle) ou les représentations (livres, médias, manuels scolaires, jeux, pubs, etc.), les enfants vont être poursuivis par des stéréotypes. L’éducation qui leur sera donnée, les sports auxquels on les pousse et même l’orientation professionnelle qu’ils vont choisir (ou plutôt qu’on les incite à choisir) sont différents selon leur sexe. La menace du stéréotype Fille ou garçon, les enfants partent avec un potentiel identique. Le fait que les stéréotypes soient connus de tous n’aide pas à les éviter : la "menace du stéréotype" est présente et provoque à terme une répétition du stéréotype. Activité ludique et stéréotypée

Jouets pour filles, jouets pour garçons, pourquoi ? Une ségrégation sexiste qui s’aggrave ? Cette ségrégation est analysée et dénoncée depuis les années 70, par des chercheuses, des parents, des éducateurs-trices. Elle perdure, malgré les engagements internationaux, européens ou nationaux de lutte contre les stéréotypes de genre qui assignent filles et garçons à des rôles culturellement construits par la société. Le phénomène a même tendance à s’amplifier depuis les années 90, ce qui montre qu’il est loin d’être « naturel » puisqu’il fluctue selon les époques. Le gros problème est que ces rôles stéréotypés sont rarement à l’avantage des filles, invitées à s’occuper de la maison, à pouponner, à rêver au prince charmant et à se préparer à lui plaire en soignant leur apparence. Il y a deux ans, voici la façon dont le catalogue d’un grand magasin parisien divisait les sexes, en grandes rubriques et jouets proposés en face de ces rubriques. Puis les pages pour les garçons. Dépasser le conditionnement social Alors, quoi offrir ? Conclusion

Les 10 clichés sexistes qui doivent disparaître Getty Images/Flickr Select Les femmes sont toutes hystériques, jalouses et nulles en maths. Pis encore: ce sont des manipulatrices et des salopes en puissance. Quelle force d’inertie collective les rend, au détour du XXIe siècle, encore et toujours si vivaces? Cliché 1: toutes déboussolées Selon l’imaginaire collectif, les femmes sont dépourvues de sens de l’orientation et ne savent pas lire une carte. Cliché 2: toutes hystériques Ah, la bonne vieille hystérie! Cliché 3: toutes jalouses Les travaux rassemblés sous la direction d’Ayala Malach Pines dans La jalousie amoureuse établissent clairement que «ce sentiment s’accorde aussi bien au masculin qu’au féminin». Cliché 4: toutes dépensières «Ce cliché est étonnant, quand on sait que la gestion du budget familial a été conquise au XIXe par celles qui étaient les «ménagères» pour contrer les dépenses des maris aux cafés!» Cliché 5: toutes des «ch…» Cliché 6: toutes maniaques Cliché 7: toutes phobiques du gramme de trop Mars et Vénus?

Cours de SES - La socialisation différenciée La socialisation n’est pas identique pour tous les individus, elle dépend notamment du milieu social et du sexe. 1. Une socialisation sexuellement différenciée a. La socialisation est différente aussi selon le genre. Un des moyens de véhiculer ces stéréotypes est le jeu. b. Ces différences de traitement entre les garçons et les filles se font de manière inconsciente, les parents reproduisent des modèles qu’eux même ont intégrés. Ce n’est pas sans conséquences pour les enfants. Les emplois occupés sont donc différents, il y a des stéréotypes attachés à certaines professions jugées plus féminines (infirmière, assistante maternelle ou encore institutrice) par exemple. 2. a. Certains films comme la vie est un long fleuve tranquille ou plus récemment « Neuilly sa mère » ont popularisé les différences de culture entre les classes populaires et les catégories supérieures. Dans les catégories supérieures, les enfants sont plus suivis dans leur scolarité, encadrés et motivés. b.

sans titre 1Chaque société s’occupe de masculiniser ses garçons et de féminiser ses filles, selon un processus construit qui varie d’une culture à l’autre. L’apparence physique est modelée par des marquages esthétiques ou religieux, l’attitude corporelle est travaillée, si bien que l’on peut dans la plupart des pays distinguer du premier coup d’œil une fillette d’un garçonnet. L’intériorisation du rôle social assigné à l’homme et à la femme détermine la construction des identités féminine et masculine, à l’intérieur d’un système culturel déterminé. Si l’éducation au contact des adultes tient une place de premier choix dans l’intériorisation d’une représentation sexuée de soi, ce sont tous les éléments d’une socialisation qui y concourent. Parmi eux, le temps passé entre enfants tient un rôle à part, parce qu’il donne à l’individu la possibilité de se confronter aux autres dans une situation d’homogénéité d’âge et de statut. 9 – À chat. 10 – Entre garçons, vous jouez à chat ? 11 – Non.

Filles-garçons. Socialisation différenciée ? Présentation Sommaire et commentaire éditeur :voir sur le site de Décitre Nos commentaires : Le titre de l'ouvrage ne présente aucun mystère. Les différents auteurs ayant apporté leur contribution s'interrogent en effet bel et bien sur les différences dans la manière d'élever, d'éduquer, de socialiser, de se représenter les filles et les garçons dans le monde occidental et sur l'évolution de la différenciation sexuelle au cours du temps. L'originalité de cet ouvrage collectif tient plutôt à la diversité des domaines abordés dans une perspective de surcroît interdisciplinaire et à la richesse de ses illustrations. L'accent est mis d'emblée sur la terminologie. Les chapitres proposés dans l'ouvrage sont regroupés en trois parties thématiques. La seconde partie traite plus spécifiquement des objets et des activités proposées aux enfants (pratiques vestimentaires, jouets, activités sportives...). Lien rapide vers : Littérature enfantine : entre images et sexisme.Anne Dafflon Novelle.

Les individus reçoivent des socialisations différentes...

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