« Un datajournaliste n’écrit pas un article, il fait une visualisation interactive. » Interview de Caroline Goulard de Dataveyes | Data News Rencontre avec Caroline Goulard, fondatrice de Dataveyes, qui nous explique comment naît et se construit un travail de datajournalisme avec “l’atlas des partis politiques” co-brandé avec l’Express.fr. Data News: Comment es-tu tombée dans le datajournalisme et la datavisualisation ? Caroline Goulard : Il y a une transformation fondamentale de notre paysage informationnel et les data sont en train de prendre un rôle important dans notre univers d’information. Comment a commencé cette collaboration avec l’Express ? Une partie de mon équipe a eu la chance de pouvoir intégrer la rédaction web de l’express.fr pendant trois mois avec une mission assez générale sur le journalisme de données, sur la manière de valoriser les données éditoriales de la rédaction de l’express. Naviguez dans la nébuleuse des mouvements politiques en cliquant sur l’image Pourquoi ce sujet ? Comment on construit un article de datajournalisme comme celui-ci ? Je ne suis pas sûre qu’”article” soit le mot approprié.
A qui appartiennent les données culturelles publiques ? - Idées Partons d’une hypothèse : vous êtes enseignant et vous préparez avec vos élèves un travail consacré aux collections du musée d’Orsay. Malheureusement, vous n’avez pas la possibilité de faire déplacer votre classe jusqu’à Paris. Qu’à cela ne tienne : grâce au Google Art Project, vous allez pouvoir approcher de très près plus de 250 tableaux du musée : Orsay, comme beaucoup d’autres institutions culturelles, a rejoint le projet en ligne du groupe américain : la numérisation des œuvres d’art du monde entier. Roei Amit, Anne-Laure Stérin et Rémi Mathis J-C F © Radio France Les œuvres présentées appartiennent pourtant au domaine public. Situation figée ? « A qui appartiennent les données culturelles publiques ? Et le contrepoint:La politique de l'Open Data appliquée à nos élus. Suivez-nous aussi sur :
Ressources pour la classe Décryptage Cette série réalisée par le CLEMI en partenariat avec l’INA, propose une lecture et une interprétation d’archives télévisuelles. Les thèmes font écho à l’actualité du moment, invitent à réfléchir à l’évolution d’un genre ou renvoient à l’anniversaire d’un événement majeur. Lire la suite VidéosLe CLEMi vous propose divers formats pour travailler avec vos élèves : une rubrique "analyse de sujets de JT", en partenariat avec ARTE, une vidéo sur le montage en partenariat avec Telelibre, un jeu vidéo pour l’école... Lire la suite Le JT, toute une histoire L’histoire du journal télévisé de sa naissance en 1949 à aujourd’hui (documentaire réalisé par Jean-Claude Guidicelli, 74 min, INA, 2010). Pour travailler sur ce rendez-vous télévisuel incontournable, commandez aussi le DVD Apprendre la télévision: le JT (réalisation INA-CLEMI-CEMEA). Travailler sur des émissions de télévision et des vidéos documentaires en classe
Data Journalism : par où commencer (Part. 1/2) | L'Oeil Du Pirate Ce guide en deux parties présente des éléments de réponse aux développeurs et journalistes désireux de se lancer dans le monde du Data-Journalism . Pas question ici de produire un cours de programmation ou de base de données, ma démarche est plus celle d’un retour d’expérience sur les caractéristiques très précises de ce métier. Pour commencer, cette première partie s’adresse aux développeurs (mais ne partez pas, je serai doux). Vous vous en doutez peut-être déjà, il ne suffit pas de savoir coder pour faire du Data Journalism dans de bonnes conditions. 1. On le sait, par nature, développer nécessite d’être curieux : il faut en permanence recycler ses techniques et ses connaissances. Pour attendre ces objectifs, ne faites pas de détour : il faut jouer le jeu à fond, ne pas faire semblant, se plonger corps et âme dans votre sujet . 2. Oui, c’est vrai, ils adorent s’écouter parler. Quand les journalistes racontent une histoire, les designers l’illustrent et l’animent. 3. 4.
Datavision, ou comment faire comprendre l'info en un clin d'oeil Le datajournalism, kesako ? Qu’est-ce que le datajournalism ? Une tendance émergente du journalisme qui consiste à interroger et faire parler des données brutes et souvent rébarbatives (statistiques, rapports, bilans), pour en extraire la substantifique moelle et en tirer une information inédite qui ait du sens. Le datajournalisme s’appuie en grande partie sur l’aspect visuel : il s’agit souvent de résumer l’information et le message en un graphisme, parfois interactif, qui en dit plus long que des centaines de mots. David McCandless est le nouveau pape de cette science à cheval entre graphisme et journalisme. Son champ d’investigation est aussi vaste que l’univers (nature, science, économie, religion, web, musique etc…) et va du plus futile (barbes et moustaches) au plus grave (Montée des eaux, combien de temps nous reste-t-il ?). La vidéo de présentation de "Datavision"
L'émergence de la data politique expérimentale et scientifique Une chronique consacrée à la « data politique » de ce qui s'annonce peut-être comme une ère post-think tank, ou peut-être parlera-t-on bientôt de data-tank. Cette idée fait suite à une réflexion du toujours intéressant Nicolas Colin sur Facebook qui me faisait remarquer hier la sortie à venir d'un ouvrage américain de Sasha Issenberg intitulé « The Victory Lab, » lequel a eu la bonne idée d'en mettre en ligne un passage consacré à la stratégie de campagne innovante du très médiatique candidat républicain Rick Perry. Car comme vous le savez, ce ne sont pas moins de deux campagnes présidentielles qui auront lieu en 2012, et il ne fait aucun doute que toutes les équipes de campagne françaises ne manqueront pas de s'inspirer de leurs homologues américaines. Essayons donc d'être éclairants, mais est-ce vraiment possible ou comme en matière d'innovation, existe-t-il un gap qu'il nous sera difficile de franchir ? Et quels types de messages faut-il envoyer ? Lettre de candidat ?
Guide d'utilisation pédagogique des médias sociaux Quatre voies du datajournalism Le datajournalism ou journalisme de données, peut difficilement se résumer à un type de contenus ou à un type de démarche. Il requiert des compétences spécifiques, selon l'usage qui en est fait. J’ai eu l’impression, ces derniers jours, de répéter plusieurs fois la même chose à des personnes différentes (ce qui est un vrai plaisir quand il s’agit de datajournalism). D’où l’idée d’articuler ici ces quelques éléments récurrents. Photo CC par Ian-S sur Flickr Finalement, le datajournalism ou journalisme de données, peut difficilement se résumer à un type de contenus ou à un type de démarche. 1-COMPRÉHENSION : le datajournalism permet de mieux comprendre le monde. Pour cette visualisation des succès au box office américain depuis 1986, l’équipe du nytimes.com a particulièrement travaillé sur la forme des courbes, et leur couleur. Le datajournalism, c’est de la visualisation d’information. La datajournalism ne pourra donc pas se passer des compétences d’un interaction designer.
Data-Journalism : théorie et pratique - Pierre Romera Parcours Code depuis 10 ans. Langues parlées : Français, Anglais, HTML(5), PHP, Javascript, SQL, jQuery, Node.js, Sencha... Mai 2010 - Octobre 2011 : Directeur du développement d'OWNI. Mai 2010 - Présent : data-journalism (Wikileaks, RFI, France24, NouvelObs, Le Monde Diplomatique, Slate...). Sommaire Trois métiers, une discipline Par data-journalism on parle plus d'une discipline que d'un métier. Un data-journalist ce n'est pas quelqu'un qui sait tout faire ! Cette discipline suppose la combinaison de 3 compétences : Le rôle des designeurs Leur rôle est assez proche d'un travail de design classique. Ils peuvent toutefois s'appuyer sur des compétences singulières. Pour le Data-Journalism, les designeurs s'intéressent : À la visualisation de données en collaboration avec les développeurs. En France, WeDoData se spécialise dans le design d'information. Le rôle des développeurs Parmis les développeurs comme dans tous les métiers de l'informatique, il y a des spécialistes. Le rôle des journalistes
Data journalism : pourquoi les médias français ne s’y mettent pas ? Contrairement aux pays anglo-saxons, ce type de journalisme est quasiment absent en France. Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer ce fait, certains relèvent des rédactions, d’autres de leur environnement. Pourquoi les médias français se sont-ils si peu saisis du data journalism, à la différence des médias anglo-saxons ? Comment expliquer le peu d’empressement des rédactions françaises à s’emparer du journalisme de données ? Côté rédactions : Des rédactions en manque de moyens financiers… Tout d’abord, côté rédactions traditionnelles, la plupart consacrent très peu de ressources à la R&D, et donc à du journalisme d’expérimentation, comme de la visualisation de données. Quelques exceptions néanmoins : l’Express.fr a recruté deux documentalistes pour réfléchir sur la structuration de données (plus d’info sur le blog d’Eric Mettout) ; France 24 mène un gros travail autour du Web sémantique au sein de son Lab (plus d’info sur le blog de Mikiane) … en manque de moyens humains
Semaine de la presse: introduction aux médias Si François Régis Hutin, fils du fondateur de "Ouest-France" Paul Hutin-Desgrées, est le président du directoire du quotidien régional "Ouest-France", il n’en est plus, officiellement, le propriétaire. "Ouest-France" (le quotidien le plus lu en France) appartient en effet au groupe Sipa – Ouest France, lui-même propriété de… l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste ! Une association de type loi de 1901, fondée en avril 1990,voulue par François Régis Hutin, pour mettre son journal à l'abri d'un rachat : "Cette association est la gardienne du temple. Le temple, c'est l'esprit du journal." "Nous sommes une association à but non lucratif et ne distribuons pas de dividendes. L’association est présidée par Jacques Duquesne.
Mag’Centre : Un nouveau « pure player » de l’info voit le jour en région Centre Baptisé tout simplement Mag’Centre, un nouveau magazine d’information en ligne a fait son apparition sur la Toile depuis le 9 février. Son ambition : élargir et approfondir la couverture éditoriale des événements et des temps forts de l’actualité de la région Centre. Ancien grand reporter au quotidien régional La République du Centre, le fondateur de Mag’Centre, Christian Bidault donne clairement le ton de ce nouveau support numérique : « Mag’Centre s’adresse à une clientèle que ni l’offre papier existante, ni l’offre en ligne en région Centre ne satisfont complètement. La crise de la presse papier est économique mais aussi une crise de l’offre éditoriale ». Ni rouge, ni bleu, ni rose, ni vert, ni bleu-blanc-rouge ! Un journaliste chevronné à l’initiative de Mag’Centre Christian Bidault sait de quoi il parle. Couvrir l’actu locale autrement Mag’Centre, un regard différent sur l’actualité de la Région Centre Un pari insensé ? Afficher Pure-Players locaux français sur une carte plus grande
Violences pénitentiaires au Centre de Détention de Roanne. Vidéo tournée le 4 juillet 2012 au centre de détention de Roanne à l’insu de l’administration pénitentiaire, et suivie d’une lettre explicative écrite par des prisonniers, témoins de la répression du mouvement de protestation. Bavure pénitentiaire au Centre de détention de Roanne Mercredi 4 juillet 2012, quatre détenus ont refusé la remontée de promenade pour protester. Les revendications portaient sur une modification des horaires de promenade et sur toutes les précédentes revendications publiées le 25 avril 2012 par les détenus de Roanne.A 18h45, les quatre détenus refusent de remonter en cellule et demandent à être entendu dans un esprit pacifique. Nous, détenus de Roanne, attestons avec une vidéo à l’appui de la non-violence de ces revendications légitimes et réclamées par l’ensemble des détenus et de la violence extrême de l’administration pénitentiaire sur ces quatre détenus. Les détenus de Roanne.
Chicago: le parrain du datajournalisme? Des premiers hackers-journalistes à la News Application Team du Chicago Tribune, le sociologue Sylvain Parasie revient sur l’essor du datajournalisme dans la ville d’Al Capone. [Liens en anglais sauf mention contraire] Sociologues au Latts [fr], le Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Sylvain Parisie et Éric Dagiral ont séjourné trois semaines à Chicago en septembre dernier, pour rencontrer les acteurs locaux du datajournalisme. Plus connue à cause d’Al Capone et des Incorruptibles, “la ville du crime” est l’une des villes pionnière en Amérique du Nord en matière d’utilisation des bases de données dans la production de contenu journalistique. Des premiers hackers-journalistes à la News Application Team du Chicago Tribune, en passant par ChicagoCrime.org : Sylvain Parisie revient pour Silicon Maniacs sur 15 ans de datajournalisme à Chicago. Comment ces méthodes d’investigation vont-elle se généraliser ? Qu’est ce que Chicago Crimes?