
A bas les petites roues de vélo Doux lecteur, laisse ton esprit vagabonder vers l’époque où tu as appris, pour la première fois, à faire du vélo. Comment oublier un si magnifique moment? Scène emblématique: l’enfant est stressé, perché sur son Schwinn tout neuf, mais il fait confiance à son papa—et à ses petites roues. publicité Oh, ces souvenirs! Pour de nombreuses générations, les petites roues ont été la méthode ordinaire pour ne pas apprendre aux enfants à faire du vélo. Ce n’est pas une fatalité. Bike Buddies. license cc-by-2.0 Flickr / Baudmann En réalité, le vélo sans pédale n’est pas moderne du tout. On ne sait pas exactement quand les petites roues sont devenues populaires, mais les historiens estiment que c’était probablement au début des années 1900. On oublie facilement à quel point faire du vélo n’est pas naturel. Cela semble tout bonnement contre-nature. Plus difficile encore, si vous voulez faire du vélo il faut vous soumettre volontairement à l’instabilité de sa nature. Et c’est une bonne chose.
Réforme de l'évaluation des professeurs : le gouvernement de Hollande abrogera le texte En cas de victoire aux élections législatives, le décret sur l'évaluation des professeurs devrait être abrogé par le futur gouvernement de François Hollande. C'est ce qu'a annoncé Vincent Peillon, pressenti comme futur ministre de l'éducation, dans un communiqué diffusé ce mercredi 9 mai. "Dès la prise de fonction de François Hollande et la mise en place du nouveau gouvernement, ce texte sera abrogé", écrit Vincent Peillon. "La gestion de ce dossier important a constitué, de la part du gouvernement sortant, un modèle de mépris du dialogue social dont il fut coutumier, mais la date retenue pour la publication constitue aussi un passage en force du point du vue politique peu compatible avec les usages républicains et tout à fait inacceptable", Le décret devait entrer en vigueur "à compter du 1er septembre 2012 selon un échéancier propre à chaque corps", selon le JO. Ultime provocation
Pourquoi Harvard ne fait pas rêver ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Emmanuel Jaffelin, agrégé de philosophie, enseignant au lycée Lakanal. Auteur d'un "Petit éloge de la gentillesse" (François Bourin Editions) Je vois dans l'admiration sans borne que vouent certains à cette machine à diplômes une absence de recul inquiétante. Certes, les lauriers ne manquent pas à cette université privée qui est aussi la plus riche au monde, mais il faut rappeler que le laurier aime à pousser sur le fumier. Acte I : Nos universités françaises sont pauvres comme Job sur son tas de fumier et tout enseignant qui fait un séjour outre-Atlantique revient dépité de ce qu'il a vu : des moyens de recherche, des salles et des laboratoires équipés, des amphithéâtres et des bibliothèques high tech, des salaires à faire rêver un professeur de l'université française à deux doigts de la retraite. Cette démarche, vue de Sirius, paraît intéressante et novatrice tant il est vrai que la considération de l'élève vaut mieux que le mépris ou l'humiliation.
Éducation: Vincent Peillon veut "faire évoluer la notation" des élèves Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a dit samedi vouloir "faire évoluer la notation" des élèves, estimant que l'évaluation scolaire était source de trop de "souffrance" à l'école, lors de l'assemblée générale de la Peep, seconde fédération de parents d'élèves. "Nous sommes le pays où la note sert toujours de sanction et jamais d'encouragement (...). Nos élèves ne sont pas heureux comme ils devraient l'être", a estimé le ministre, face à quelque 130 représentants de parents d'élèves réunis à Paris. » Le portrait de Vincent Peillon, nouveau ministre de l'Éducation nationale "Il faut faire évoluer la notation pour qu'elle ne soit pas perçue comme une sanction", a-t-il ajouté, invitant à un "changement de pédagogie" afin de placer le "bien-être des élèves" au coeur du projet scolaire et éviter "l'échec auquel sont confrontés de nombreux élèves". Concertation avec les enseignants et les parents d'élèves
La culture générale, outil de sélection rouillé Des grandes écoles, dont Sciences Po, suppriment de leur examen d'entrée la dissertation de culture générale. Une décision funeste ou salutaire ? LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Anne Chemin Lorsqu'on évoque le spectre de la disparition de la "culture générale", Françoise Melonio soupire. Depuis quelques mois, cette professeure de littérature à la Sorbonne, qui a publié une histoire culturelle de la France aux XVIIIe et XIXe siècles, passe aux yeux des puristes pour une fossoyeuse de la culture générale : elle est la doyenne du collège universitaire de Sciences Po, qui vient de supprimer cette épreuve de l'examen d'entrée. Ulcérés, des intellectuels ont dénoncé un acte "suicidaire" qui "coupe nos enfants des meilleures sources du passé". Cette croisade menée au nom des humanités classiques laisse Françoise Melonio perplexe : avec cette réforme, Sciences Po estime au contraire avoir recentré l'examen d'entrée sur les fondamentaux.
Le babouin de Guinée, un être doué pour l'orthographe LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par Hervé Morin Une expérience de pensée proposée par les statisticiens consiste à imaginer une armée de singes dactylographes et à tenter de déterminer la probabilité pour qu'ils produisent les oeuvres complètes de Shakespeare. Les chances sont minces, mais non nulles. Une expérience bien réelle montre que les statisticiens sous-estiment sans doute leurs capacités en les cantonnant à une frappe aveugle : certains babouins semblent en effet capables de distinguer des mots réels et des suites de lettres sans signification. "Il n'y a aucune contrainte pour l'animal. L'apprentissage initial consistait à présenter de façon répétitive un mot réel au milieu de "non-mots". "Cela montre qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances linguistiques pour acquérir des facultés de codage orthographique", résume Jonathan Grainger. Journaliste au "Monde"
Education : comment l'Etat favorise les plus privilégiés LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années. L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Ce travail est entre les mains du ministère et de quelques recteurs invités à faire part de leurs remarques à la Cour. En France, on sait où sont les élèves défavorisés, mais on ferme les yeux sur cette donnée lors de l'allocation des moyens. Pourtant, la différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école.
Le ministère annonce la répartition des 1 000 postes d'urgence de la rentrée C'est la première vraie mesure Peillon. La répartition des 1 000 postes créés en urgence pour adoucir la rentrée 2012 de l'école primaire a occupé les premières semaines du ministre de l'éducation nationale. Officiellement annoncés lors du conseil des ministres du 30 mai, ces "recrutements d'urgence" doivent "remédier aux difficultés les plus criantes", alors que 5 700 coupes sont inscrites au budget 2012 dans le premier degré. Mercredi 20 juin, la répartition de ces 1 000 postes a été annoncée aux syndicats.Un maître mot : la transparence. "Nous avons privilégié trois critères : le niveau d'encadrement en enseignants de chaque académie, en lien avec la variation attendue du nombre d'élèves, la difficulté scolaire et sociale et la ruralité", rappelle-t-on au cabinet du ministre. Ces critères, qui ont présidé à la répartition entre les 30 académies, vont aussi être appliqués par les recteurs en charge de faire le partage entre les départements. Lire : "La Seine-et-Marne attend ses postes"
Un lycéen assure avoir déniché les sujets SVT du bac en quelques clics LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard Guillaume et Nicolas, vous connaissez ? Ces deux animateurs bénévoles de Radio 15-18 sont en train de devenir spécialistes des fuites au bac. Ce sont eux qui, en juin 2011, avaient les premiers donné la parole à "Chaldéen", le lycéen qui avait allumé une vaste polémique en publiant sur le forum du site jeuxvideo.com l'exercice de probabilités de l'épreuve de mathématiques du baccalauréat S. Cette année, les deux animateurs de l'émission Rire Factor ont déniché l'auteur de la divulgation des sujets de Sciences de la vie et de la terre (SVT) des baccalauréats littéraire et économique et social. "Nous sommes une radio associative, nous n'avons donc rien à voir avec le site jeuxvideo.com, il se trouve pourtant que nous partageons une partie de notre public avec lui. Avec ses 45 000 messages quotidiens, c'est le forum individuel le plus actif de France. Bref, "kikoololA2" est jugé assez intéressant pour être invité. Adrien vit en Corse.
Education : comment concilier performance et équité Auteur: Helen WaltersTraducteur: Anna Minoli Photo: James Duncan Davidson Andreas Schleider dirige le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l’OECD, connu sous le nom de PISA. Il tire les leçons de la comparaison entre systèmes scolaires. Dans les années 60 les Etats-Unis étaient les premiers en éducation au niveau international, certains pays dans le monde les ont rattrapés dans les années 70, et encore plus dans les années 80… Aujourd'hui la Corée du Sud pose le standard alors qu'« il y a deux générations, la Corée avait le même niveau de vie que l’Afghanistan ». Mais comment mesurer le succès d'une éducation ? PISA ne regarde pas seulement les résultats, mais prend en compte une vue plus globale de la culture, en mesurant les problèmes comme l’équité dans la société et l’impact du milieu social de l’enfant sur la qualité de son éducation. L'éducation n'est pas un problème de budget mais de choix. Les éléments clés Cette étude a ses limites, nous dit Schleicher.
Pourquoi l’innovation en France est un échec Vous publiez un rapport qui dresse un constat pessimiste de l’innovation en France. Vous n’êtes pas le premier à tirer le signal d’alarme. Qu’est-ce que vous apportez de nouveau au débat ? - Je pars de la notion d’écosystème avec un chiffrage micro-économique, et non pas macro-économique avec des grandes masses ou des nombres de brevets. Le constat est sans appel : depuis quarante ans, la France ne produit plus de grandes entreprises innovantes, si ce n’est par fusions et rapprochement industriels. A l’autre extrémité du spectre, les Etats-Unis sont désormais à l’origine de la quasi-totalité des grandes sociétés innovantes du monde occidental dans la High Tech. La recherche coute cher ? - C’est le contraire, la recherche rapporte beaucoup. Est-on trop "franco-français" ? - Ce n’est pas vraiment le problème. Comment en est-on arrivé là ? Là encore, vous n’êtes pas le seul à faire ce constat. - La notion clé est celle du cluster qui permet la circulation des informations et des hommes.
La compétition scolaire, pour quoi faire? Derrière la ritournelle de la «croissance» qui chante si agréablement aux oreilles des Français depuis le 6 mai, il faut entendre le doux mot de compétitivité. L’émulation compétitive est-elle fortement enracinée dans la société française, en particulier dans sa jeunesse? A première vue, on doit répondre par l’affirmatif. Ici, plus que partout ailleurs, insertion professionnelle rime avec réussite scolaire, et donc la compétition à ne pas rater, c’est celle que l’on engage dès sa plus tendre enfance avec ses congénères sur les bancs de l’école. Ici, l’avenir ne peut attendre. L’objectif est de sortir vingt ans plus tard dans le peloton des personnes qui feront des études supérieures (la moitié d’une classe d’âge s’y engouffre), y obtiendront un diplôme (42% de la classe d’âge) et, encore mieux, un parchemin d’une grande école (5%). Sélection à double tranchant Comment, en effet, ne pas se flageller de ne pas réussir dans un processus qui se réclame de la pure méritocratie? Monique Dagnaud
Passeur de sciences | Petites et grandes nouvelles dans l'actualité des sciences et de l'environnement Peut-on être heureux à l'école ? "Heureux à l'école, une idée folle ?" C'est le titre d'un sondage OpinionWay pour le journal La Croix et l'APEL, association des parents d'élèves du privé. Pour une large majorité des parents, 85%, leurs enfants sont heureux à l'école. Ce sentiment décroît cependant avec le temps : s'ils sont heureux en maternelle pour 95% des parents, ce pourcentage est de 82% au collège et 76% au lycée. Ce qui rend le plus heureux selon eux ? Ce sont les copains. Heureux d'apprendre pour 51% des parents, là encore, plus nombreux en maternelle (63%) moins au collège (42%) et au lycée (40%) Pour ceux qui pensent que leurs enfants ne sont pas heureux, la peur de l'échec domine (35% en moyenne) : 14% en maternelle mais 40% au collège et 35% au lycée. Le congrès national de l'Association des Parents d'Elèves de l'enseignement libre se tient à Clermont-Ferrand du vendredi 1er juin au dimanche 3 juin. Les propositions de l'Apel :