Comprendre les signes de la confiance
Comment décidons-nous de faire confiance à quelqu’un ? Des chercheurs des universités de Northeastern, du MIT et de Cornell ont mené plusieurs expériences pour chercher à le comprendre rapporte Tara Parker-Pope pour le New York Times en se basant sur une étude à paraître du Journal of Psychological Science. Dans la première expérience, les chercheurs ont rassemblé 86 étudiants de l’université deux par deux en leur donnant 5 minutes pour faire connaissance. La moitié des binômes se sont rencontrés en face à face, l’autre moitié a interagi en ligne par messagerie instantanée. Les chercheurs ont ensuite mené une expérience similaire avec Nexi, le robot développé par Cynthia Breazeal qui dirige le groupe de travail sur la robotique personnelle du MIT. Image : Attention, Nexi croise les bras ! « Cela n’a aucun sens d’attribuer des intentions à un robot », a déclaré le professeur d’économie de Cornell, Robert H.
Une autonomie des objets ?
Que se passerait-il si les objets connectés pouvaient se comparer les uns les autres ? Si les objets pouvaient réagir à la pression de leurs pairs ? C’est l’étrange question que pose le projet de recherche AddictedProducts (voir également le blog) du designer Simone Rebaudengo, étudiant à l’université de technologie de Delft et qui travaille également en compagnie du designer Husman Haque, l’inventeur de Pachube (devenu Cosm), la plateforme pour interconnecter les objets via l’internet. Image : les toasters disséminés chez leurs locataires. Simone Rebaudengo s’est intéressé à l’intérêt que nous portons aux produits et à l’intérêt que le marketing voudrait nous voir leur porter. Pour illustrer son idée, le designer a choisi de s’intéresser… aux toasters. Vidéo : Brad le toaster. La web fiction pose de nombreuses questions. A Lift, James Bridle attirait notre attention sur le fait que les machines nous parlaient, nous appelaient.
L'usage des technologies au travail : quel impact sur la santé des collaborateurs ? -
La technologie, vecteur d’amélioration de la santé des collaborateurs Les évolutions technologiques touchent tous les secteurs et toutes les professions sous différentes formes, mais la digitalisation concerne toutes les entreprises. Elle permet de faciliter les processus de travail et se substitue de plus en plus aux anciennes tâches manuelles fastidieuses qui ne procuraient au collaborateur qu’un faible sentiment d’utilité et de satisfaction. Elle induit par ailleurs une nouvelle organisation managériale qui tente de laisser de plus en plus la place à l’écoute des besoins des collaborateurs. Cette digitalisation permet aussi de s’adapter à un modèle de travail hybride notamment pour les professions de bureau, qui comporte de réels bénéfices sur la santé mentale des collaborateurs. La technologie s’immisce également dans les professions manuelles. La technologie, facteur de risque de dégradation de la santé des collaborateurs
Les accroches, 1er épisode : les actualités
Pour les spectacles comme pour les discours, bien débuter et bien terminer son intervention est essentiel. Dans les premières minutes du film de Guillaume Gallienne, « Les garçons et Guillaume, à table ! », on voit l’acteur avant le début d’un spectacle. La caméra passe sur des détails de sa loge. Commence bien, finis bien et, entre les 2, « hold it ». Pour bien débuter et terminer une présentation orale, nous vous conseillons d’utiliser une accroche. Ici, nous vous proposons de visionner une vidéo de vulgarisation. « Le palu, c’est comme 3 à 4 tsunamis qui se déversent sur les enfants africains chaque année : au moins 700 000 à 800 000 décès. » Le sujet est lancé. Chez Agent Majeur, nous classons ce type d’accroches dans la catégorie « fait d’actualité ». En matière d'accroche, la créativité n'a pas de limites. « Trahie par son Pass Navigo, elle se fait licencier. Mais alors, si le public sait que l'orateur va débuter et terminer son intervention par une accroche, où est la surprise ?
Note de service
Il existe un pays magique. Un pays fabuleux qui sent le sucre et le miel ; un pays où les rivières sont de lait et les arbres en chocolat. Un pays qui jamais ne connait de problème auquel il n’existe de solution simple. Ce pays, mes amis, c’est le monde magique des théoriciens de l’éducation. En effet, après nous avoir pondu des séries de rapports expliquant que "les corrections au stylo rouge pouvaient traumatiser l’enfant", que "les dictées, c’était trop dur" ou que "priver un enfant de récréation était un châtiment trop cruel", voici, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, la dernière création des industries éducatives : L’appel pour la suppression des notes à l’école élémentaire ! Jouez hautbois, résonnez musettes. La culture de la note est encore très présente dans l’école française, une institution historiquement tournée vers la sélection. Oui, sachez le jeunes gens : la note n’est pas un outil, non, c’est une culture, au même titre que le rock’n’roll, les hippies ou Twilight. Ho oui !
Que ReFaire ? Exploiter l’aura numérique des objets + risques à anticiper
Un objet industriel commence sa vie sous la forme d’un modèle et de schémas de fabrication. Sa fabrication est pilotée et tracée sous forme numérique. Il dispose le plus souvent d’un identifiant unique, auquel s’accrochent toutes sortes d’informations (services associés, usage, interaction…). Sa fin de vie est souvent également documentée. De sa naissance à sa mort, chaque objet existe avec une forme d’”aura numérique”, une documentation sur lui-même, souvent très technique, qui ne lui est pas réellement attachée, mais qui préside à sa construction, réparation et destruction. A l’inverse, le Nouveau Monde industriel [1] dont nous parlons dans ReFaire décrit : Quelles sont les composantes de l’aura numérique ? L’aura numérique d’un objet regroupe les stocks et les flux d’informations et d’interactions numériques qui précèdent, accompagnent et succèdent à son incarnation physique. Schéma 1 : Les composantes de l’aura numérique. Aujourd’hui une aura fragmentée 3 scénarios concrets
Le collectif Mental Tech met la technologie au service de la santé mentale
Au départ, ils étaient sept ! Hypno VR, Kwit, Moka Care, Petit Bambou, Qare, Resil Eyes Therapeutics, Tricky, ces start-ups expertes dans l’univers de la e-santé mentale ont créé le collectif Mental Tech en mars 2022. Rejoint depuis par une vingtaine de jeunes pousses et de professionnels de santé du secteur, elles entendent faire avancer la place de la technologie dans le traitement de maladies psychologiques ou psychiatriques. "Cette spécialité a pris du retard par rapport à d’autres sur les attraits de la technologie alors que le numérique s’avère un outil susceptible d’améliorer la prise en charge du patient," insiste Pierre Gadéa, trésorier du collectif Mental Tech et dirigeant de C2Care. "La Covid a montré que la santé mentale est essentielle. Réalité virtuelle et psychisme "La richesse du collectif, c’est sa diversité de solutions." Parmi eux, la réalité virtuelle a su se faire une place dans les cabinets où un professionnel de santé s’adresse à la psyché. Sélectionné pour vous
Quand poster sur les réseaux sociaux ? [infographie] | Info Magazine
Sur les réseaux sociaux, il ne suffit pas d’être suivi et de publier, il faut aussi accorder de l'importance au choix du bon moment pour poster. Le mieux serait de faire attention au pic d'audience sur chaque réseau social afin d'obtenir plus de RT et de récolter plus de +1, de "j'aime" et de partages ! [via]
“Mais en révélant comment fonctionne la machine humaine, ces technologies sapent une qualité humaine cruciale (même si elle est souvent décriée) : la tromperie de soi”, estime Christine Rosen. “Bien sûr, la tromperie de soi est inefficace. Elle pose des problèmes – ce qui explique pourquoi les technologues voudraient la remplacer par l’apparente honnêteté des données, qui, une fois traitées, promettent de nous connaître mieux que nous-mêmes. Mais être humain est une affaire compliquée.
Faire preuve de jugement et de maîtrise de soi, apprendre les normes sociales complexes qui signalent un comportement acceptable sont aussi les choses qui nous rendent humains. Nous ne devrions pas avoir besoin ou envie de compter sur un capteur pour le faire pour nous. Les hypocrisies quotidiennes et les compromis qui rendent la vie supportable (même s’ils ne sont pas toujours honnêtes) sont précisément ce que l’intelligence ambiante et les technologies persuasives espèrent éliminer. Le droit de ne pas by ryslainemly May 22
“Les technologies persuasives et l’intelligence ambiante promettent un monde où le contrôle sera plus efficacement externalisé. Ginger.io est une application pour smartphone qui déclenche une alerte quand il remarque que vous êtes restés à la maison plusieurs jours d’affilés où que votre activité d’échange en ligne a baissé, en envoyant à votre médecin, à des proches ou à vous mêmes un message pour vous prévenir des premiers signes de la dépression.” by ryslainemly May 22
Comme Ulysse lui-même s’arrimant au mât de son navire pour éviter le chant des sirènes, ces nouveaux programmes et dispositifs visent à contrecarrer nos désirs turbulents by ryslainemly May 22
“En fait, ces nouvelles technologies séduisent souvent en invoquant quelque chose de beaucoup plus banal : le langage de l’auto-amélioration. by ryslainemly May 22
Christine Rosen. “On nous dit que nos gènes nous déterminent, que notre cerveau nous contrôle, que les vestiges de notre biologie évolutionniste nous induisent en erreur. “Comment définissons-nous la responsabilité morale quand les neuroscientifiques affirment que notre inconscient est le principal moteur de notre comportement et que les ingénieurs en logiciel nous rappellent que leurs algorithmes sont supérieurs à notre intuition ?”" by ryslainemly May 22
“Pour comprendre ces défis, Verbeek nous invite à nous tourner vers la conception et l’ingénierie des objets technologiques eux-mêmes. Comme l’architecture du code a joué dans la création d’internet pour Lawrence Lessig, Verbeek estime que tous les utilisateurs doivent être plus engagés dans la lutte contre la façon dont ces technologies sont conçues et utilisées.” by ryslainemly May 22
L’échographie par exemple, explique Christine Rosen, a transformé notre expérience de l’enfant à naître. Conçue pour améliorer notre connaissance médicale, l’échographie a généré involontairement de graves dilemmes moraux. “”Cette technologie n’est pas simplement un moyen fonctionnel pour rendre visible un enfant à naître”, affirme Verbeek, “elle contribue activement à façonner la manière dont l’enfant à naître nous est humainement connu.” Cette expérience est à la fois d’une grande transparence et d’une grande abstraction. Nous voyons l’enfant comme quelque chose de distinct de sa mère : le ventre devient un “environnement”.” by ryslainemly May 22
S’appuyant sur les théoriciens de la technologie comme Don Ihde (Wikipédia) et Bruno Latour, ainsi que sur les travaux de Michel Foucault, Verbeek propose une approche “postphénoménologique” qui reconnaît que nos actions morales et nos décisions sont devenues une affaire conjointe entre les humains et les technologies by ryslainemly May 22