Sortie de l'euro : Bernard Maris vire sa cuti (3) ********************************************************La deuxième guerre civile Par Bernard Maris En 1992, François Mitterrand a ouvert une deuxième guerre de 30 ans en croyant par la monnaie unique arrimer l’Allemagne à l’Europe. L’Allemagne réalise sans le vouloir par l’économie ce qu’un chancelier fou avait déjà réalisé par la guerre : elle détruit à petit feu l’économie française. Certes, elle n’est pas responsable de cette situation, au contraire ; elle n’est jamais intervenue dans la politique intérieure de la France, elle a tendu la main aux Français du temps de Balladur pour réaliser un début d’unité fiscale et budgétaire (qui lui fut refusée). Plus de vingt ans de guerre économique ont passé, et l’industrie Allemande a laminé les industries italienne et surtout française. Il est bien évident que ni la Grèce, ni le Portugal, ni l’Espagne, ni même la France et l’Italie ne pourront jamais rembourser leur dette avec une croissance atone et une industrie dévastée. (A suivre)
Lettre ouverte à Henri Weber …membre du parti socialiste Directeur des études auprès du Premier secrétaire, chargé des études européennes, Député européen… Mon cher Henri, Tu viens d’envoyer une lettre à Marine le Pen sur l’Euro[1]. Nous nous sommes connus, et combattus, appartenant à deux organisations différentes, il y a 40 ans de cela. Tu écris : «La disparition de lʼEuro est un scénario catastrophe que nous devons conjurer et non pas provoquer.. Ceci est faux, et tu ne peux pas ne pas le savoir. (1) Il n’y a aucune raison logique pour qu’une dissolution de la zone Euro rallumes la guerre des monnaies européennes. Mais tu ne t’arrêtes pas en si bon chemin. Là, vois-tu, tu n’es pas à la page. J’aurai bien d’autres choses à écrire dans cette missive, mais, comme disait Maurice Thorez, il faut savoir terminer une lettre. Alors, cher Henri, reconnais que tu dis beaucoup de mensonges, de contre-vérités, dans cette lettre. On peut être des adversaires. Jacques Sapir [3] Sapir J, P. [6] Gallagher K.P., B. Jacques Sapir
Déficit démocratique de la zone euro : la liste de lecture des égarés Ce billet propose une liste de lecture avec des résumés des grands auteurs sur les origines et la nature de l’absence de démocratie dans la zone euro. Il s’agit d’une traduction de l’article (The Eurozone’s “Democratic Deficit”: A Reading List for the Perplexed) écrit par Craig Willy et publié sur son blog. Je le remercie vivement pour cet excellent papier – sa publication sur ContreLaCour – et son aide pour la longue traduction. L’article permettra aux lecteurs français de prendre connaissance de nombreuses sources étrangères assez méconnues. Presque tout le monde reconnaît aujourd’hui que l’Union européenne est de plus en plus, comme le soutient le philosophe europhile allemand Jürgen Habermas, un régime « post-démocratique ». Au mieux, on reconnaît un certain « déficit démocratique » de la méthode Monnet, née dans les années 1950, d’intégration du marché à travers le travail élitiste et discret de diplomates et de bureaucrates transnationaux à Bruxelles. Philippe Séguin Paul Krugman
L'Européisme a-t-il eu raison de l'Europe ? - Idées Poursuivant sa série sur l'Europe et dans l'attente des élections européennes, La Grande Table reçoit aujourd'hui Frédéric Lordon, philosophe et économiste, à l'occasion de la parution, aux Editions Les Liens qui Libèrent, de son dernier essai, La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique. Lordon y développe comment il a choisi de traiter de la sortie de l'euro, cela non pas d'un point de vue de stratégie économique (dévaluation) mais plutôt sous l'angle de la nécessaire restauration de la souveraineté démocratique. Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef de la revue Esprit, qui propose d'ailleurs dans son dernier numéro (mars-avril) un article d'Anne-Laure Delatte sur la question de la sortie ou non de l'euro, joindra ses questions et réflexions à celles de Caroline Broué et d'Antoine Mercier. Marc-Olivier Padis et Frédéric Lordon TM © Radio France
L’Union Européenne ou le déni de démocratie Chaque état membre de l’UE dispose d’un représentant à la commission européenne. Cette répartition indépendante du poids relatif de chaque pays est encore pire. Cela revient à donner à un pays comme la Lettonie le poids de la Chine, de la Russie et des USA réunis. Pour la France, c’est Michel Barnier (UMP) qui a reçu ce mandat. Il est en charge du marché intérieur et il est le père de la disposition européenne permettant aux banques de se renflouer en saisissant directement le contenu des comptes de leurs clients, c’est à dire les nôtres. Les 65 millions de français dont il devrait défendre les intérêts, ne serait-ce que par patriotisme reconnaissant pour le pays qui l’a éduqué et nourri avant même la naissance de l’Europe, ne valent pas mieux que les 800 000 chypriotes déjà ruinés. Il est vrai que les européistes forcenés plaideront que c’est faire preuve d’ignorance que de décrire la commission sous cet angle. Que faire ? Il y a urgence
L'illusion de la sortie de l’UE par l'article 50 du traité de Lisbonne « Il faut que tout change pour que rien ne change » Giuseppe Tomasi prince de Lampedusa. Le Guépard Certains partis à prétention hégémonique fondés par des politiciens venus de l’UMP cherchent à faire croire que le seul moyen viable de sortir de l’union européenne est l’article 50. Examinons ce que dit le traité et donc les conditions de sortie de l’UE par l’article 50. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. Donc en conclusion, tant que les autres états de l’UE ne sont pas d’accord sur les conditions du retrait, le pays reste soumis à la Commission Européenne (Commission de Bruxelles). On voit donc bien que les partis qui proclament la sortie de l’UE par l’article 50 offrent objectivement une issue de secours au grand capital dans la situation où le maintien dans l’union européenne du pays concerné serait combattu massivement par la population
La machine à punir, par Serge Halimi Qu’est devenu le rêve européen ? Une machine à punir. A mesure que le fonctionnement de celle-ci se perfectionne, le sentiment s’installe que des élites interchangeables profitent de chaque crise pour durcir leurs politiques d’austérité et imposer leur chimère fédérale (1). L’Union ne cesse de rabrouer les Etats qui n’ont pas pour souci prioritaire de réduire leur déficit budgétaire, y compris quand le chômage s’envole. Davantage que « Bruxelles », exutoire habituel de tous les mécontentements, deux forces politiques ont promu la métamorphose des dogmes monétaristes en servitude volontaire. Rivalisent en ce moment pour lui succéder un social-démocrate allemand, M.
Pourquoi la solution fédéraliste à la sortie de crise de l’euro est politiquement irréalisable Dans le monde idéalisé de l'européiste de base, le fédéralisme est une impérieuse nécessité pour satisfaire cette nouvelle religion qu'est l'Union Européenne, incarnée par un dieu jaloux : l'euro, qu'il faut sauver par des rituels et sacrifices des économies des pays fidèles. Cependant, cette douce utopie ne résiste pas à la réalité. La théorie économique démontre pourquoi la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale. Les travaux de R.Mundell (pourtant partisan de l'Union Economique Monétaire) montrent qu'une ZMO (zone monétaire optimale) nécessite que les chocs asymétriques (un pays en crise …) soient compensés notamment par des transferts budgétaires, une fluidité du marché du travail (mobilité des facteurs de production) permettant une circulation des travailleurs. Or, une analyse empirique simple démontre que ces mécanismes d'ajustement n'existent pas. La zone euro se caractérise par son hétérogénéité, qui constitue son vice originel1 Le Coût du fédéralisme
L’Union Européenne finance de «trolls» pour contrer les eurosceptiques sur les réseaux sociaux Une découverte significative de l’Université de l’État de Washington montre que l’ail est 100 fois plus efficace que deux antibiotiques populaires pour combattre des maladies causées par des bactéries responsables de toxi-infections alimentaires. Leur travail a été publié récemment dans le Journal de Chimiothérapie Antimicrobienne, une suite des précédentes recherches de l’auteur dans Microbiologie Appliquée à l’Environnement qui a démontré de manière concluante qu’un concentré d’ail était efficace pour inhiber la croissance de la bactérie Campylobacter jejuni. L’ail est probablement l’un des plus puissants aliments naturels. C’est l’une des raisons pour laquelle les gens qui suivent un régime méditerranéen ont des vies aussi saines et longues. « Ce travail me passionne beaucoup parce qu’il montre que ce composé a le potentiel de réduire des bactéries pathogènes de l’environnement et de nos aliments » a dit Xiaonan Lu un chercheur docteur en sciences et auteur principal de l’article.
Quand l'Union européenne finance l'information | Jean-François Gérard Médiapart a jeté un pavé dans la marre en dévoilant le système de subvention aux médias de la part de la Commission et du Parlement européen aux médias à vocation européenne. On peut se demander si ce mode de fonctionnement est plus néfaste pour l'image des journalistes ou pour celle des institutions européennes. La fermeture du site d'information en dix langues Presseurop, et ses répercussions pour la rédaction de son hébergeur, Courrier international, (26 postes permanents et 25 pigistes réguliers supprimés) avait attiré l'attention sur cette étrangeté. Les institutions européennes subventionnent différents médias à vocation européenne. Opacité sur les méthodes d'attribution Il ressort de l'enquête une grande opacité sur les méthodes d'attribution de ces fonds. Nouvelle tendance, les médias nationaux touchent des primes quand ils font une émission sur l'Europe. A quoi jouent les journalistes européens? Différences d'habitudes avec les britanniques
"L'Union est devenue une entreprise de liquidation de l'Europe comme civilisation et comme projet" "Notre régime européen marque l’achèvement, au double sens du terme – accomplissement et terminaison - du cycle démocratique, un achèvement annoncé de Platon à Tocqueville" Entretien avec Christophe Beaudouin, auteur de "La démocratie à l'épreuve de l'intégration européenne", pour le mensuel Nouvelles de France (numéro d'Octobre 2013) Dans votre ouvrage analysant le sort de "la démocratie à l'épreuve de l'intégration européenne" (Editions LDGJ, 556 p.), vous affirmez que nous sommes en train de vivre un changement "discret" de régime. Qu'est-ce-qui vous permet d'affirmer cela ? Oui, tout s’est accéléré depuis vingt ans. Dans le grand tournant de la fin du XXème siècle, sans bruit, sans violence, sans proclamation solennelle, les Européens ont changé de régime politique. Pouvez-vous nous expliquer en quoi ce changement de régime consiste concrètement ? Christophe Beaudouin, docteur en droit, auteur de "La démocratie à l'épreuve de l'intégration européenne" (LGDJ, 2013)
Sortir de l’Union Européenne ? Il faut la poser cette question. La sortie de l’UE n’est pas du tout une idée extrémiste comme veulent le faire croire les médias. C’est au contraire indispensable pour redonner aux Français la faculté de choisir eux-mêmes les politiques économiques, sociales, budgétaires, agricoles, industrielles, environnementales, diplomatiques et militaires qu’ils veulent. D’ailleurs, on ne pourra jamais redresser la France si ce sont les instances de Bruxelles et de Francfort qui la gouvernent sans préavis du peuple de l’hexagone. Vous constaterez par ailleurs qu’aucun débat sur le sujet n’a lieu sur aucune chaine. Pourquoi continuer à écouter les promesses des européistes JAMAIS tenues en 21 ans de construction européenne ? Les deux pays du continent Européen s’en sortant le mieux économiquement sont comme par hasard les deux pays ne faisant pas partie de l’Union Européenne (Norvège, Suisse) Quid du Groenland également ? L’Union européenne est une farce à tous les points de vue. 1. Article 3 1.