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Andre Gorz explique l'arnaque capitaliste

Andre Gorz explique l'arnaque capitaliste

http://www.youtube.com/watch?v=R5BoVDcBpYY

Le philosophe André Gorz et sa femme unis jusque dans la mort Dorine et André Gorz en 1947, devant l’usine de Billancourt (Suzi Pillet). Il avait dit de sa « Lettre à D. » qu’elle serait son oeuvre ultime. Ce lundi, André Gorz, 84 ans, et sa femme Dorine, 83 ans, se sont donnés la mort. Dans le milieu très sérieux de la pensée, André Gorz avait, il y a quelques mois, ému ses pairs. Le critique du capitalisme, l’existentialiste marxiste rendait hommage à sa femme malade dans des lignes amoureuses rares de justesse et de beauté.

André Gorz - la richesse du possible Ce que nous devons à André Gorz est bien plus qu'une leçon de vie, d'honnêteté et d'exigence, c'est une conception politique de l'écologie qui nous relie à l'histoire et touche à la vérité de l'existence dans sa contingence même, mais c'est aussi la proposition d'une véritable alternative écologiste au service de l'autonomie individuelle. Avec une trop grande discrétion sans doute, ce fut l'indispensable passeur entre la philosophie et l'écologie-politique, un penseur de l'avenir qui nous relie au passé dans ce qu'il a de meilleur : ses luttes d'émancipation, l'anticapitalisme et la volonté d'authenticité. On peut dire que c'est lui qui nous a passé le témoin de la tradition révolutionnaire, même atténuée en "réformisme radical", une conception qui reste révolutionnaire de l'écologie, une écologie qui change la vie vraiment et nous rend plus libres, plus vrais, un peu plus nous-mêmes !

Dans la boîte à outils d’André Gorz (Le Monde diplomatique, septembre 2019) Lors d’un entretien inédit de 2005 publié aujourd’hui (1), le penseur André Gorz (1923-2007) confie à son ami philosophe François Noudelmann que son combat en faveur de l’écologie est indissociable de sa critique de la rationalité économique. Penseur contestataire et théoricien de la décroissance, il explique dans Penser l’avenir que la société de consommation engendre plus de besoins insatisfaits qu’elle n’en comble : « Nous vivons sous un régime où le but de toute activité est la création de choses échangeables et monnayables, et ce qui n’est pas monnayable n’a pas de statut dans l’économie capitaliste. » Loin du diktat du capital et du règne de la marchandise, Gorz défend un monde où il importe de protéger le temps libre et l’épanouissement au sein du vivant. Comme le montrent ses livres Écologie et politique (1975) et Écologie et liberté (1977), il est soucieux d’équilibrer biosphère, écosystème et humanité. (1) André Gorz, Penser l’avenir.

Pierre Bourdieu : L'opinion publique n'existe pas, 1972. Exposé fait à Noroit (Arras) en janvier 1972 et paru dans Les temps modernes, 318, janvier 1973, pp. 1292-1309. Repris in Questions de sociologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1984, pp. 222-235. e voudrais préciser d'abord que mon propos n'est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d'opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l'on mette en question les trois postulats qu'ils engagent implicitement.

Andre Gorz, sortir du capitalisme (2 Penseur de l’écologie politique, André Gorz n’a eu de cesse de poser les fondamentaux de la place du travail et de l’individu dans le monde capitaliste. Et si, bien sûr, Gorz n’a pas inventé l’écologie, il lui a donné sa dimension politique dans « Ecologie et politique », un recueil de textes paru en 1975. Comme aujourd’hui, sur les questions du nucléaire, du gaz de schiste, de l’industrie automobile et chimique, André Gorz pose la question de « leur écologie et la nôtre ». En clair, le philosophe se positionne contre l’écologie de marché et en opposition frontale à cette sphère aussi restreinte que néfaste, celle qu’il nomme « l’expertocratie verte ».

André Gorz ou la réappropriation de soi - Ép. 4/10 - #uneviedephilosophe Né en 1923, André Gorz est l’auteur une vingtaine de livres, de son premier ouvrage Le traître, publié en 1958, à L’immatériel paru en 2003, sans oublier un texte sublime, Lettre à D. : histoire d’un amour, qu’il dédie à sa femme avec laquelle il s’est suicidé en 2007. André Gorz, philosophe réservé, nous a laissé une œuvre majeure : sur le travail, le capitalisme et l’écologie qui continue à infuser les discours politiques et sociaux sans même qu’on ne le cite… Pour en prendre la mesure, vient de paraître un entretien avec François Noudelmann aux éditions La Découverte : Penser l'avenir. On y découvre une pensée très actuelle, mais surtout une voix, une attitude, une manière d’être à l’existence… Penser sans citations

La révolution par la gratuité La perspective révolutionnaire est-elle morte avec l'effondrement du modèle soviétique ? Ne peut-on penser pourtant que la crise écologique rend plus actuelles et urgentes que jamais les grandes questions que posaient jadis les différentes familles socialistes ? Le moment est incontestablement venu d'en finir avec une certaine gauche c'est-à-dire avec sa vision de l'histoire, sa conception du politique, son rêve d'un gâteau toujours croissant. En finir avec cette gauche-là est nécessaire pour retrouver, sous ses sédiments solidifiés, le sang qui vivifiait autrefois ses rêves, ses valeurs, ses projets, ses combats, ses conquêtes. Tout se passe comme si nous avions perdu la capacité d'imaginer un autre monde en raison de ce « trop plein de réalité » qui nous broie et interdit toute évasion. Comment croire qu'être «révolutionnaire » puisse être de revendiquer le SMIC à 1500 euros « tout de suite » face à une gauche réformiste qui le promet pour un peu plus tard ?

Leur écologie et la nôtre, par André Gorz Evoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change. La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse. Alors mieux vaut, dès à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ?

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