
Du suicide «orgasmiquement assisté» au cauchemar génétique - A Manille en février 2011. REUTERS/Cheryl Ravelo - Les organes génitaux –chacun l’apprend à des âges variables— sont indispensables à l’obtention de l’orgasme. Questions: l’orgasme aura-t-il, demain, de nouvelles fonctions? publicité L’auteur explique en substance qu’au vu des découvertes faites dans son laboratoire sur certaines bactéries, les hommes de sciences disposent aujourd’hui des moyens techniques de prolonger la vie de leurs contemporains. «Allongement du temps de jeunesse» Miroslav Radman a aujourd’hui 66 ans. «Cet ouvrage s’interroge sur la possibilité de prolonger la vie humaine avec l’allongement de son temps de jeunesse. Allons-y pour le bon verre de vin, la «science-inspiration» et l’antique perspective de l’éternelle jeunesse. Plaisir à la demande Notre «pape de la biologie moléculaire» n’est sans doute pas le premier à bâtir un tel scénario qui émerge ici ou là sous la plume des auteurs de science-fiction. Et la porte serait ainsi –enfin— ouverte à un «orgasme final»:
résultats de recherche à sonder Le risque de la personnalisation du web Le moteur de recherche de Google n'est plus universel : les résultats sont remontés en fonction de vos précédentes requêtes. La lecture de la semaine, il s’agit d’une petite partie d’un article paru dans la New York Review of Books. Intitulé “Mind Control and the Internet” (Internet et le contrôle de l’esprit), l’article de Sue Halpern consiste, comme c’est le cas la plupart du temps dans la New York Review of books, en le développement d’une thèse qui s’appuie sur la critique de plusieurs livres récemment parus. Je n’ai gardé qu’un passage de ce long article, celui où Sue Halpern recense le livre de Eli Pariser, The Fliter Bubble : What the Internet Is Hiding from You. En d’autres mots, le processus de recherche est devenu personnalisé. Sue Halpern fait une analogie éclairante : c’est comme si en cherchant le même terme dans une encyclopédie, chacun trouvait des entrées différentes – mais personne ne s’en apercevant car chacun étant persuadé d’obtenir une référence standard.
Transhumanistes sans gêne L’homme percera-t-il un jour le secret de son cerveau ? Dans vingt ans, cinquante ans, un siècle ? Les spéculations les plus aléatoires circulent. Cette quête apparaît comme la prochaine frontière de l’homme, celle qui lui permettra de se dépasser, prétend le mouvement transhumaniste. C’est l’incroyable défi du Human Brain Project , initié par le neurobiologiste Henry Markram, associant treize centres de recherche en Europe et réclamant un milliard d’euros sur dix ans. «Matrix» et «Avatar» Une vieille lune qu’on pensait cantonnée à la littérature de science-fiction. Le transhumanisme, frange extrême de la cyberculture californienne, professe que l’humanité se trouverait au seuil de la plus grande transformation de son histoire. Ce courant de pensée radical se développe dans la Silicon Valley, en pleine révolution numérique retrace R émi Sussan dans Les utopies post humaines . Défiance de la chair Devenir un homme d’acier préconisait déjà le futuriste Marinetti dans les années 20.
Les nouvelles technos ne détruisent pas le cerveau, elles s’y adaptent ! Sebastian Dieguez (@twieguez) est chercheur en neuroscience à l’université de Fribourg. Lorsqu’on parle des nouvelles technologies et du cerveau, le plus souvent on évoque les effets des technologies sur le cerveau plutôt que l’inverse, estime le neuroscientifique sur la scène de Lift (vidéo). De nombreuses publications récentes nous mettent en garde contre les dangers des nouvelles technologies. Panique, psychose, dépression, dépendance, anxiété… Toute la presse ne nous parle que de cela quand elle évoque les nouvelles technologies. Comment nous rendent-elles stupides, bêtes, dépendants, seuls… Elles semblent n’être que le symptôme des maux de notre société. Image : psychoses éditoriales extraites de la présentation de Sebastian Dieguez. « Autant dire que notre société doit vraiment aller très mal à voir tous ces diagnostics psychiatriques ! Et si nous nous posions la question dans l’autre sens. Image : Sebastian Dieguez sur la scène de Lift, photographié par Ivo Näpflin.
Open data >> défi accepté Organisé par l'Open Knowledge Fundation, l'Open Data Challenge a fait plancher designers et développeurs européens sur des outils de réutilisation des données publiques. Revue des réalisations. Municipalités d’Helsinky, Paris, Munich, l’agglomération de Manchester et Pays-Basque… Les dix huit derniers mois ont vu l’explosion des politiques d’ouverture des données publiques en Europe. Appuyés par une directive du Parlement Européen et un intérêt citoyen croissant comme l’initiative de l’association Regards Citoyen ou l’annuaire de données Datapublica, gouvernements, villes et collectivités européennes sont nombreux à suivre cette tendance à la mise en ligne de catalogues de données en tout genre produits par leurs services. Libérer (partiellement) les donnés est une chose, mais comment en faire profiter les citoyens ? A ce titre l’Open Data Challenge marque une étape symbolique dans le développement de ce nouveau champ de recherche.
Google, au delà de l’humain Google a pour devise : «Don’t be evil». Encore faut-il savoir ce que l’entreprise entend par là. La Singularity University créée en 2007 permet de s’en faire une idée. On peut voir sur le Net Ray Kurzweil expliquer qu’il espère accéder à l’immortalité ou qu’il pourra bientôt connecter son cerveau à un ordinateur pour sauvegarder son savoir et sa personnalité ou charger directement des données dans son cerveau. Cela revient à nier toute limite éthique ou juridique à la réalisation de ces potentialités techniques - à supposer qu’elles ne relèvent pas du pur délire - ou encore à estimer que les considérations philosophiques ne pourront enrayer ces évolutions vers la post-humanité, étant donné la vitesse de développement de ces technologies et la concurrence sans frein que se livrent entreprises et scientifiques sous l’œil bienveillant des Etats. Et Google ? Cela conduit à suivre avec beaucoup de perplexité les projets de Google. Didier G.
sociologie et web « Search Results Partage, P2P… bienvenue dans l’économie collaborative! Boostés par les outils web et la crise, la consommation collaborative émerge comme une véritable alternative à une société propriétaire. De la voiture partagée au booksurfing, Antonin Léonard dissèque les nouvelles tendances. Un jour, nous regarderons le XXe siècle et nous nous demanderons pourquoi nous possédions autant de choses affirmait récemment Bryan Walsh dans TIME Magazine qui consacrait la Consommation Collaborative comme l’une des dix idées amenées à changer le monde. L’économie du partage se propage : du transport aux voyages en passant par l’alimentation, le financement de projets et la distribution, tous les secteurs ou presque voient cette nouvelle économie émerger. Alors que plus de 3 millions de personnes dans 235 pays ont déjà « couchsurfé », ce sont plus de 2,2 millions de trajets en vélo libre-service (tels que le Velib’ à Paris) qui sont effectués chaque mois dans le monde. On se rend compte que ce mouvement n’est pas qu’une tendance passagère. Du bien au lien
« Un homme presque parfait », cyborg m’était conté Créer une horde de mutants humanoïdes aux forces décuplées ? Un scénario de science-fiction que la technologie n’est pas loin de permettre aujourd’hui. Avec beaucoup de justesse, Un homme presque parfait , le documentaire de Cécile Denjean nous plonge progressivement dans le trash électronique du futur, ou comment améliorer les performances du corps humain par le biais des machines, sauf que le futur, c’est -- presque -- déjà maintenant. Premier exemple : Aimee Mullins. Le scientifique américain Kevin Warwick en est un des plus fervents représentants, l’image même du physicien fou. Un homme presque parfait explore aussi la procréation assistée jusque dans ses dérives. Et là, on n’est pas dans la science-fiction mais dans la science au service du business. Paru dans Libération du 9 juin 2011 Un homme presque parfait _ documentaire de Cécile Denjean _ France 2, ce soir, 22 h 50. Lire les réactions à cet article. Gwendal Fossois
Le cerveau, objet technologique (7/8) : et Dieu dans tout ça Par Rémi Sussan le 26/03/09 | 5 commentaires | 9,510 lectures | Impression Jusqu’ici, les méthodes de hacking cérébral que nous avons survolées dessinent une image morcelée et souvent incohérente du cerveau : les diverses fonctions (la mémoire, la perception, l’action, la décision, l’émotion) semblent toutes inextricablement imbriquées les unes dans les autres sans pour autant que ce réseau complexe d’interactions ne dessine une totalité compréhensible. Pourtant, ce n’est pas notre expérience quotidienne : je ne suis pas un ensemble plus ou moins emberlificoté de fonctions, “je” suis présent, et c’est cette présence qui me définit plus que l’état de ma mémoire de travail ou les produits chimiques qui circulent entre mes synapses. C’est ce que le philosophe australien David Chalmers appelle le “problème difficile” : celui qui est posé par le passage des fonctions multiples découvertes par les sciences cognitives à l’existence d’une conscience de soi capable de ressentir l’expérience. .