
Léon Trotski Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Léon Trotski (ou Trotsky, voire Trotzky ou Trotzki[1] ; en russe : Лев Троцкий), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein (en russe : Лев Давидович Бронштейн), né le à Ianovka (Ukraine actuelle) et mort assassiné le à Mexico (Mexique), est un révolutionnaire et homme politique russo-soviétique. Militant marxiste, du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) puis, à partir de l'été 1917, bolchevik, il est plusieurs fois déporté en Sibérie ou exilé de Russie, et est notamment président du soviet de Pétrograd lors de la révolution russe de 1905. En 1917, il est le principal acteur, avec Lénine, de la Révolution d'Octobre qui permet aux bolcheviks d'arriver au pouvoir. Il s'oppose à la bureaucratisation du régime et à Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche ; Staline le fait finalement chasser du gouvernement (1924) et du Parti communiste (1927), puis l'exile en Asie centrale avant de le bannir d'URSS (1929).
Grigori Zinoviev Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Zinoviev. Grigori Evseïevitch Zinoviev (en russe : Григо́рий Евсе́евич Зино́вьев), de son vrai nom Ovseï-Gerchen Aronovitch Radomyslski-Apfelbaum, né à Elizavethrad le 23 septembre (11 septembre) 1883 et mort le 25 août 1936 à Moscou, est un révolutionnaire bolchevik. Biographie[modifier | modifier le code] Avant la Révolution[modifier | modifier le code] Grigori Zinoviev en 1910. Né en Ukraine en 1883 de parents juifs journaliers agricoles, autodidacte confirmé, Zinoviev « est épais, avec un visage consulaire plutôt pâle, massif, une abondante chevelure ébouriffée, un regard gris bleu[1] ». Poursuivi par la police, il quitte la Russie de 1908 à 1917. De la Révolution aux années 1930[modifier | modifier le code] En effet, l'Opposition unifiée tient peu de temps dans le bastion de Léningrad. La fin[modifier | modifier le code] Les contradictions et les échecs d’un disciple de Lénine[modifier | modifier le code]
Sergueï Kirov Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Kirov. Sergueï Mironovitch Kostrikov (en russe : Сергей Миронович Костриков), dit Kirov, né le 27 mars (15 mars) 1886, mort assassiné le 1er décembre 1934, est un révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. Son assassinat marque le début des Grandes Purges de la période stalinienne en URSS. Origines[modifier | modifier le code] Serge Kostrikov est né à Ourjoum, village de Russie, dans une famille pauvre. Début de carrière au sein du Parti 1904-1917[modifier | modifier le code] L'ascension durant la guerre civile[modifier | modifier le code] Son ascension est alors fulgurante : élu candidat au Comité central au Xe Congrès en 1921, il en est membre dès 1923. Une popularité croissante au sein du Comité central[modifier | modifier le code] Kirov lors du XVIIe Congrès, en 1934. Suppléant du Politburo depuis le 19 décembre 1927, Kirov y est intégré comme membre titulaire en juillet 1930[5].
Paul Langevin Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Langevin. Paul Langevin Paul Langevin, né à Paris 18e le 23 janvier 1872 et mort dans cette même ville (5e arrondissement) le 19 décembre 1946[1], est un physicien français, connu notamment pour sa théorie du magnétisme et l'organisation des Congrès Solvay. Biographie[modifier | modifier le code] Paul Langevin à Cambridge. 1897. Il rentre en France en 1898 et rejoint le laboratoire d'enseignement de la physique de la faculté des sciences de l'université de Paris, dirigé par Edmond Bouty, et dont Raphaël Dongier est le sous-directeur, d'abord comme boursier de l'École normale supérieure, puis comme préparateur (suite au départ de Georges Sagnac). En 1904, il participe, avec Henri Poincaré, au congrès international de Saint-Louis, où il fait un rapport sur la physique des électrons. Il devient l'ami des Curie, de Jean Perrin, physicien, et d'Émile Borel. Vie privée[modifier | modifier le code]
Jacques Solomon Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Solomon. Jacques Solomon (4 février 1908 à Paris 18e - 23 mai 1942 au Mont Valérien), est un physicien, résistant français. Fils d’un radiologue, externe des hôpitaux de Paris, il épouse en 1929 Hélène Langevin, fille du physicien Paul Langevin. Jacques Solomon milite au Parti communiste auquel il a adhéré en 1934. En septembre-octobre 1940, en contact avec Georges Politzer, Jacques Solomon cherche à organiser la résistance universitaire. Arrêté le 2 mars 1942 par les brigades spéciales, interné à la prison du Cherche-Midi puis à la Santé, Jacques Solomon est remis aux Allemands et fusillé comme otage, le 23 mai 1942 au Mont Valérien, à l'âge de 34 ans, le même jour que Georges Politzer. Sa femme, Hélène Langevin-Solomon, membre du "Front national de lutte pour l'indépendance de la France" est déportée à Auschwitz.
Jacques Decour Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Jacques Decour Jacques Decour, nom de résistant de Daniel Decourdemanche, est un écrivain et résistant français, né le 21 février 1910 à Paris, mort pour la France fusillé par les nazis le 30 mai 1942 au fort du Mont-Valérien. Biographie[modifier | modifier le code] En 1930, il publie son premier roman, Le Sage et le Caporal, chez Gallimard. Il est ensuite nommé au lycée de Reims et adhère au mouvement des jeunesses communistes. En 1941, Decour devient le responsable du Comité national des écrivains qui projette la publication d’une nouvelle revue, les Lettres françaises qu'il ne verra pas paraitre, puisque le 17 février 1942, Decour est arrêté par la police française. Publications[modifier | modifier le code] Traduction[modifier | modifier le code] Le Triomphe de la sensibilité, in Théâtre complet de Goethe, Bibliothèque de la Pléiade, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1942. Notes et références[modifier | modifier le code]
Georges Politzer Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Politzer. Biographie[modifier | modifier le code] En Hongrie[modifier | modifier le code] Lycéen brillant, en 1919 il est partisan de la révolution en Hongrie ; il y participe activement, parfois les armes à la main. À Vienne[modifier | modifier le code] Il participe aux séminaires de la société psychanalytique de Vienne avec Sigmund Freud et Sándor Ferenczi. En France[modifier | modifier le code] Université ouvrière[modifier | modifier le code] Résistance[modifier | modifier le code] Mobilisé à Paris en 1940, il reste aux côtés de la direction clandestine du Parti communiste. Du fait de ces activités clandestines, il est traqué par la police. Malgré sa mort tragique et ses prises de positions ouvertement antifascistes, Georges Politzer ne fut reconnu comme interné résistant à titre posthume qu’après une bataille juridique qui ne se termine qu’en 1956. Aperçu de ses idées[modifier | modifier le code]
Pierre Georges Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pierre Georges, dit colonel Fabien ou Frédo, né le à Paris et mort le à Habsheim, est un militant communiste et résistant français. Biographie[modifier | modifier le code] Avant-guerre[modifier | modifier le code] Son père était boulanger à Villeneuve-Saint-Georges, sa mère est morte en 1928. Il est élu au comité central des Jeunesses communistes (JC). Résistance[modifier | modifier le code] Pierre Georges devient à la fin juillet 1941, commissaire militaire de l'Organisation spéciale du Parti communiste français, qui s'oriente vers la lutte armée contre l'occupant. Maurice Schumann, déclare le 28 août 1941 à Radio-Londres : « Les coup de feu tirés par le jeune français sont la suite logique, fatale, inéluctable de l'attentat permanent contre la nation française par l'ennemi et ses complices [...] l'attentat appelle l'attentat. » Libération[modifier | modifier le code] Ce groupement change plusieurs fois de nom.
Eugène Varlin Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Varlin. Internationale, coopératives et grèves[modifier | modifier le code] Eugène Varlin naît dans une famille de paysans pauvres. En 1864 est créée l'Association internationale des travailleurs, souvent connue sous l’appellation de « Première Internationale ». À la même époque, il crée la Société de solidarité des ouvriers relieurs de Paris, dont les statuts évoquent la nécessité de « poursuivre l'amélioration constante des conditions d'existence des ouvriers relieurs en particulier, et, en général, des travailleurs de toutes les professions et de tous les pays, et d'amener les travailleurs à la possession de leurs instruments de travail. » Ses efforts contribuent à la création, le 14 novembre 1869, de la Fédération parisienne des sociétés ouvrières, qui plus tard passe à l'échelle nationale et devient ultérieurement la Confédération générale du travail. La Commune[modifier | modifier le code]
Jean Bruhat Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Bruhat. Jean Bruhat, né le 24 août 1905 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard, mort le 11 février 1983 à Paris, est un historien français spécialiste du mouvement ouvrier. Biographie[modifier | modifier le code] Parcours professionnel[modifier | modifier le code] En octobre 1937, Jean Bruhat rentre à Paris et enseigne au lycée Buffon. Parcours politique[modifier | modifier le code] Sa nomination à Paris, lui permet d'accepter la mission que le PCF lui confie : la direction du musée de l'Histoire vivante, qui ouvre ses portes le 23 mars 1939 pour le 150e anniversaire de la Révolution française (dans l'après-guerre, Jean Bruhat officiera en tant que conservateur du musée)[4]. Du stalinisme à la contestation[modifier | modifier le code] Historien à l'Humanité"[modifier | modifier le code] En de nombreuses occasions il a écrit des articles d'histoire pour le quotidien L'Humanité. Bibliographie[modifier | modifier le code]
Jean Dresch Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Bibliographie[modifier | modifier le code] Jean Dresch, in Philippe Pinchemel, Marie-Claire Robic, Jean-Louis Tissier (sous la direction de), Deux siècles de géographie française, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1984, p. 241-244.Jean-Louis Tissier, Jean Dresch, in Jacques Julliard, Michel Winock (sous la direction de), Dictionnaire des intellectuels français, Paris, Seuil, 1996, p. 370-371. Liens[modifier | modifier le code] Portail de la géographie Joseph Staline Né Iossif Vissarionovitch Djougachvili, surnommé Sosso (diminutif de Iossif ou de Iosseb) pendant son enfance, il se fait ensuite appeler Koba (d'après un héros populaire géorgien) par ses amis proches et dans ses premières années de militantisme clandestin au sein du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), auquel il adhère en 1898. Il utilise ensuite le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie acier. Acteur marginal de la révolution d’Octobre, il étend peu à peu son influence politique pendant la guerre civile russe, tissant des liens étroits avec la police politique, la Tcheka, et devenant, en 1922, secrétaire général du Comité central du Parti communiste. Après la mort de Lénine en 1924, il mène un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du Parti, et supplante un à un ses rivaux politiques, contraints à l’exil ou évincés des instances dirigeantes. Jeunesse et formation Politique extérieure Mère
Alexandre Chliapnikov Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Alexandre Gavrilovitch Chliapnikov (en russe : Александр Гаврилович Шляпников ; 1885-1937) est un communiste ukrainien, membre de l'Opposition ouvrière au sein du Parti bolchevique. Enfance[modifier | modifier le code] Alexandre Gavrilovitch Chliapnikov est né le 30 août 1885 à Mourom troisième de quatre enfants d'une famille d'orthodoxes vieux-croyants. Son enfance est difficile, son père se noie alors qu'il n'a que deux ans laissant sa famille dans la pauvreté. Entrant à l'école primaire à l'âge de 8 ans il en ressort trois ans plus tard. Vie militante[modifier | modifier le code] Il rejoint le POSDR de Moscou en 1903, avant de participer à un meeting suite au dimanche rouge où il sera arrêté et envoyé à la prison de Vladimir[1]. Au pouvoir[modifier | modifier le code] Retourné clandestinement en Russie, il organise en février le soviet de Petrograd et prépare le retour de Lénine. Notes et références[modifier | modifier le code]
Viatcheslav Molotov Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov (en russe : Вячеслав Михайлович Молотов ; né le 9 mars 1890[1] et mort le 8 novembre 1986) est un homme politique et diplomate soviétique. Chef du gouvernement de l'URSS de 1930 à 1941, ministre des affaires étrangères jusqu'en 1949, membre titulaire du Politburo de 1926 à 1957, il était considéré comme le bras droit de Joseph Staline. Il demeura un membre influent du Parti communiste de l'Union soviétique jusqu'à son éviction lors de la déstalinisation. Biographie[modifier | modifier le code] Jeunesse[modifier | modifier le code] Après des études au Gymnasium (école secondaire ou lycée) de Kazan, il s'inscrit en 1906 au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) sous le pseudonyme de Molotov (du russe : molot (молот) marteau), abandonnant son patronyme de Skriabine. En 1912, il est l'un des fondateurs de la Pravda. Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov est ministre des Affaires étrangères de 1939 à 1949[4].