
Dans la tête des Israéliens L’incompréhension est devenue presque totale entre la plupart des médias européens et l’opinion publique israélienne. Comment peut-on soutenir aussi massivement une guerre qui fait tant de victimes parmi les enfants et les femmes à Gaza? Les réponses apportées montrent la plupart du temps une grande méconnaissance de la société et de la démocratie israélienne: les médias ne sont pas assez critiques, le racisme, la culture de la violence... En fait la réponse se trouve dans un petit article qu’a publié le site américain The Atlantic. -Amoz Oz: «Je souhaiterais commencer cette interview d’une façon très inhabituelle : en posant une à deux questions à vos lecteurs et à vos auditeurs. -Deutsche Welle : «Allez-y!» -Amos Oz : «Première Question. Deuxième Question. Après ces deux questions, l’interview est à vous.» Et pour The Atlantic, cela est très dangereux. Partagez cet article
Dans la boîte à outils d’André Gorz (Le Monde diplomatique, septembre 2019) Lors d’un entretien inédit de 2005 publié aujourd’hui (1), le penseur André Gorz (1923-2007) confie à son ami philosophe François Noudelmann que son combat en faveur de l’écologie est indissociable de sa critique de la rationalité économique. Penseur contestataire et théoricien de la décroissance, il explique dans Penser l’avenir que la société de consommation engendre plus de besoins insatisfaits qu’elle n’en comble : « Nous vivons sous un régime où le but de toute activité est la création de choses échangeables et monnayables, et ce qui n’est pas monnayable n’a pas de statut dans l’économie capitaliste. » Loin du diktat du capital et du règne de la marchandise, Gorz défend un monde où il importe de protéger le temps libre et l’épanouissement au sein du vivant. Comme le montrent ses livres Écologie et politique (1975) et Écologie et liberté (1977), il est soucieux d’équilibrer biosphère, écosystème et humanité. (1) André Gorz, Penser l’avenir.
SOCIÉTÉ • La gentillesse, vertu de perdants ou signe de santé mentale ? Alors que c'est aujourd'hui la Journée de la gentillesse, force est de reconnaître que cette qualité n’a plus la cote à l’ère du chacun pour soi. En 2009, un psychanalyste et une historienne britanniques nous invitaient déjà à réhabiliter cette disposition d’esprit si précieuse. [Article initialement publié le 5 février 2009] La gentillesse, disait l’empereur et philosophe romain Marc-Aurèle, est "le plus grand plaisir" de l’être humain. >> A lire aussi : Avoir un patron trop gentil, c'est un cauchemar En un sens, la gentillesse est périlleuse parce qu’elle repose sur une sensibilité aux autres, sur une capacité à s’identifier à leurs plaisirs et à leurs souffrances. Notre capacité à aimer autrui est inhibée par des peurs Pendant la plus grande partie de l’histoire occidentale, la tradition dominante en matière de gentillesse a été le christianisme, qui sacralise les instincts généreux de l’homme et en fait le fondement d’une foi universaliste. Refus phobique de la gentilesse Que faire ?
André Gorz ou la réappropriation de soi - Ép. 4/10 - #uneviedephilosophe Né en 1923, André Gorz est l’auteur une vingtaine de livres, de son premier ouvrage Le traître, publié en 1958, à L’immatériel paru en 2003, sans oublier un texte sublime, Lettre à D. : histoire d’un amour, qu’il dédie à sa femme avec laquelle il s’est suicidé en 2007. André Gorz, philosophe réservé, nous a laissé une œuvre majeure : sur le travail, le capitalisme et l’écologie qui continue à infuser les discours politiques et sociaux sans même qu’on ne le cite… Pour en prendre la mesure, vient de paraître un entretien avec François Noudelmann aux éditions La Découverte : Penser l'avenir. On y découvre une pensée très actuelle, mais surtout une voix, une attitude, une manière d’être à l’existence… Penser sans citations Penser par soi-même, mais sans revendiquer une identité… tel semble être la posture d’André Gorz. Son premier texte, Le traître, en témoignait : En deçà de toute considération théorique, il a horreur du moi. Se réapproprier en dehors du travail Quel soi ? Sons diffusés :
Pierre Rabhi : "Cette douleur en l'accueillant change de nature" Pierre Rabhi, agriculteur, pionnier de l’agroécologie, écrivain français d’origine algérienne. Né en 1938, dans une oasis près de Béchar en Algérie, Pierre Rabhi après le décès prématuré de sa mère, est confié à un couple de Français grâce à qui il recevra une éducation européenne. Plus tard, il se définira comme une personne de « double culture ». En 1950, il part en France, devient ouvrier dans une usine et découvre la barbarie du monde industriel. Le Mouvement Colibris Le blog de Pierre Rabhi Bibliographie sélective : Les remèdes de Pierre Rabhi « La planète au pillage » de Fairfield Osborn« Apocalypse Now » de CoppolaLes quatuors de Beethoven« Tout ce que je sais c’est que je ne sais pas », Socrate.Travailler dans son jardin, produire ses légumes, retrouver la cadence juste…Lire des contes traditionnels de tous pays et cultures. La chose à éviter à tout prix Les OGM, les canons, les fusils, les bombes atomiques La gourmandise d'Eva Bester Le dessin animé de Ub Iwerks, “Stratos Fear” (1933)
André Gorz Sa pensée oscille entre philosophie, théorie politique et critique sociale. Disciple de l'existentialisme de Jean-Paul Sartre, puis admirateur d'Ivan Illich, il devient dans les années soixante-dix l'un des principaux théoriciens de l'écologie politique et de la décroissance. Il est cofondateur en 1964 du Nouvel Observateur, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, avec Jean Daniel. Vie et philosophie[modifier | modifier le code] Marxisme et existentialisme[modifier | modifier le code] Autonomie et révolution[modifier | modifier le code] Dépassant ses attributions économiques de départ, il finit par assurer de fait la direction politique de la revue. Ses évolutions vont de pair avec son investissement au sein d’un courant dit écosocialiste dont il s’affirme au fil de ses essais comme une figure majeure[10]. Écologie politique humaniste[modifier | modifier le code] Anticapitalisme et critique de la valeur[modifier | modifier le code] Mort[modifier | modifier le code] Disponible Indisponible Thèmes
Quel humanisme pour notre temps ? De nombreux penseurs prônent un nouvel humanisme, placé sous le signe de la fraternité. Rencontre avec trois d’entre eux, Abdennour Bidar, Tzvetan Todorov et Jean Picq. « L’homme est une invention dont l’archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine », nargue Michel Foucault en conclusion de l’essai Les Mots et les Choses. Cinquante ans plus tard, le verdict reste mitigé. « Tu aimeras ton lointain comme toi-même » : Entretien avec Abdennour Bidar Docteur en philosophie, membre de l’Observatoire de la laïcité, il vient de publier Histoire de l’humanisme en Occident, Armand Colin, 2014. Les attaques contre l’humanisme ont foisonné au 20e siècle : ce courant de pensée serait « ethnocentré », « patriarcal », « bourgeois », « masculin », « spéciste ». L’antihumanisme est né dans le sillage des « maîtres du soupçon » du 19e siècle, Karl Marx, Friedrich Nietzsche et Sigmund Freud. Que pourrait être un humanisme pour notre temps ? Oui, je le crois.
André Gorz, cet écolo socialiste qui voulait libérer le temps Françoise Gollain est docteure en sociologie et retraitée de l’enseignement supérieur. Elle vient de publier André Gorz & l’écosocialisme (2021, éd. Le Passager clandestin). Reporterre — Vous avez bien connu André Gorz ? Gorz ne raisonnait vraiment pas en matière de réussite matérielle ni de statut social. En 1972, il a été le premier à appeler à la « décroissance ». 1972 est l’année durant laquelle a émergé une conscience écologique mondiale, avec plusieurs publications : le rapport Meadows, commandé par le Club de Rome, dont le titre français était « Halte à la croissance ». En avril de la même année, Gorz a publié dans Le Nouvel Obs un article en défense de ces deux textes, particulièrement contre des critiques acerbes du journal l’Humanité. Keep Cottage, une maison partagée habitée et gérée par des étudiants de l’université d’Oberlin (Ohio), aux États-Unis. Et puis on ne nous propose que la décroissance subie. « Mieux, ce peut être moins », écrivait-il… Soutenir Reporterre S’inscrire
Film culte Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un film culte est un film généralement original ayant acquis un groupe fortement dévoué de fans. Le terme ne désigne ni un genre au sens propre, ni une qualité esthétique, mais qualifie un film en fonction de la façon particulière dont il est reçu par le public ou une partie du public. L'expression signifie que le film fait l'objet d'un culte, et non qu'il est un culte lui-même. Vue d’ensemble[modifier | modifier le code] Le terme « film culte » est apparu pour la première fois dans le livre de Danny Peary, Cult Movies, et il n'a cessé d'être utilisé jusqu'à aujourd’hui, et bien souvent dans des sens déformés par rapport au sens originel. Les films considérés comme objets de culte ont habituellement un intérêt restreint mais très particulier. Dans bien des cas, les films culte ont été au départ des échecs à leur sortie en salles. Histoire[modifier | modifier le code] Première période : 1959-années 1970[modifier | modifier le code]
Camp 14 Shin Dong-hyuk est né en 1983 d'un mariage arrangé entre deux détenus, au camp 14, l’un des pires camps de travail de Corée du Nord. Traité en "ennemi de la nation", contraint dès 6 ans aux travaux forcés dans une mine de charbon, il a vécu dans l’ignorance absolue du monde extérieur, croyant que la vie se résumait aux coups, à la faim, à la torture et à la délation. Après avoir partagé sa cellule avec un prisonnier plus âgé qui, au prix de sa vie, lui a permis de s'évader, il a miraculeusement réussi, à 23 ans, à s'échapper de son enfer. Réfugié à Seoul, il réapprend, avec difficulté, à vivre libre.
Classe moyenne Mardi 17 février à partir de 20h50 La série-documentaire : "Classe moyenne, des vies sur le fil" Le quotidien de quatre familes françaises de la petite classe moyenne, ébranlées par la crise. 3 questions à Günter Wallraff Günter Wallraff à propos de la série documentaire "Classe moyenne - Des vies sur le fil". Politique, France Voyage au bout de la viande Il aura fallu un périple de 7 000 kilomètres à travers l'Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants. Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d'usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d'euros de chiffre d'affaire. La traçabilité devient impossible lorsqu'un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.