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15 novembre 1884 : Bismarck ouvre la conférence de Berlin sur l’Afrique

15 novembre 1884 : Bismarck ouvre la conférence de Berlin sur l’Afrique
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La conférence de Berlin L'historienne Christine de Gemeaux s'interroge sur la portée de la conférence de Berlin (novembre 1884- février 1885) et les motivations de ses participants. Faut-il y voir un compromis entre des empires coloniaux rivaux ou la décision concertée d'un « Empire colonial européen » ? Le 26 février 1885, les Européens signaient l’Acte final de la Conférence de Berlin sur l'Afrique. À la fois connue et méconnue, souvent appelée Conférence sur le Congo, « Congo Conference » ou « West Africa Conference » en anglais, « Kongokonferenz » ou « Westafrika-Konferenz » dans les sources allemandes, elle a exercé une influence déterminante à la fois sur l’histoire de l’Afrique contemporaine et sur le cours des colonisations européennes contemporaines. L’ère coloniale va, après elle, connaître sa plus forte expansion jusqu’à l’éclatement de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la redistribution des cartes du pouvoir. Peut-on, dans ce contexte, parler d’« Empire colonial européen » ?

Architecture: à travers la ville d'Alger, du port à la Casbah Contexte historique Fondée sous son nom actuel comme port du royaume ziride à la fin du Xe siècle, Alger a pu, face à l'Europe, exploiter sa position médiane sur le littoral du Maghreb central. Sa situation est celle de bien des grands ports méditerranéens, sur une baie arquée ouverte au nord, adossée à la retombée est des collines du Sahel, près du débouché littoral d'une plaine fertile, la Mitidja. Au-delà, elle commande l'accès, vers l'ouest, à la vallée du Chelif, vers l'est, aux hautes plaines constantinoises, voies naturelles traditionnelles qui relient la Tunisie au Maroc. La ville connaît un premier essor important en devenant au XVIe siècle la capitale d'un Etat algérien vassal de l'empire ottoman et l'un des principaux centres de la guerre de course des Barbaresques en Méditerranée. Éclairage média Les images montrent parfaitement le dualisme de la ville coloniale et son organisation spécifique.

La Conférence de Berlin (1884-1885) La conférence de Berlin et la « course aux clochers » Au XIXe siècle, les Européens s’implantent en Afrique et s’engagent dans une véritable « course aux colonies ». Dans le sillage des grands congrès du XIXe siècle (Vienne 1815 ; Paris 1856 ; Berlin 1878), la Conférence de Berlin de 1885 réunit les représentants de 14 pays : 12 pays européens, l’Empire ottoman et les États-Unis. Il s’agit de réduire les tensions entre puissances qui désormais concernent l’Afrique, plus particulièrement la question du commerce dans bassin du Congo, et de fixer les « règles » de la colonisation du continent. Contexte international L’Allemagne occupe à cette date une position centrale en Europe. Le moment est favorable pour l’Allemagne et la France, car les Britanniques, qui renoncent finalement de ratifier le traité anglo-portugais, sont à cette date disposés à négocier des compromis. De son côté, la France est à l’offensive. Le Congo à la veille de la conférence 15 novembre.

La conférence de Berlin et le partage de l’Afrique Un continent convoité Bismarck, un couteau à la main, s’apprête à découper un gâteau sur lequel est écrit « Afrique », devant des dirigeants européens passifs et médusés. Tel est le type d’image qu’a suscité la tenue de la conférence de Berlin (1884-1885) véhiculant l’idée d’un partage effectif de l’Afrique. Toutefois, il est aujourd’hui admis que cette rencontre diplomatique, ayant pour la première fois porté exclusivement sur ce continent, a davantage contribué à définir les règles communes pour de futures acquisitions territoriales par les États européens. Au xixe siècle, l’Afrique au sud de Sahara connaît des situations politiques très diverses. Au début du xixe siècle, les Européens sont présents sur les côtes africaines où ils ont établi des comptoirs commerciaux et à partir desquels ils commencent à explorer l’intérieur des terres en empruntant les fleuves. Bismarck est à l’initiative de la conférence, qui se déroule entre le 15 novembre 1884 et le 26 février 1885.

Documentaire "Ferry-Clemenceau, le calme et la tempête" - FilmsDocumentaires.com Entre 1870 et 1893, Jules Ferry et Georges Clemenceau, pourtant tous deux patriotes, républicains, journalistes, athées et de gauche, se sont combattus sans relâche. Ferry, pragmatique, est convaincu que la France est fragile et qu’il faut prendre son temps pour la transformer. Clemenceau, radical, est lui persuadé qu’il y a urgence à réformer, sous peine de voir les conservatismes bloquer la construction de la République. C’est donc au nom de deux visions pour la France que ces fondateurs de la République moderne s’affrontent, le paroxysme étant atteint lors du lancement de la colo­nisation en 1885 : pour Ferry, « les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures » ; pour Clemenceau, il ne faut pas « ; revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation ! DVD Zone 2 Le DVD :14,95 € Paiement sécurisé Solal, un adolescent genevois de 14 ans débarque à Los Angeles et se passionne pour les présidentielles américaines. Connectez vous à votre compte

La démocratie, avec ou sans frontière Benjamin Boudou, chercheur en théorie politique au Max Planck Institute for the Study of Religious and Ethnic Diversity, analyse dans cet ouvrage ce qu’il nomme le « dilemme des frontières ». Il désigne par-là la tension interne à nos démocraties libérales, prises entre les principes qu’elles valorisent et les pratiques politiques qu’elles adoptent. D’un côté, les démocraties libérales défendent des principes de liberté et d’égalité : dans un monde démocratique idéal, chaque individu serait libre d’aller et venir où bon lui semble. Le rôle de la théorie politique Benjamin Boudou propose de répondre à ces questions par le prisme de la théorie politique, discipline à la croisée des principes et des pratiques politiques. Ouverture ou fermeture des frontières Une telle analyse n’est possible qu’en faisant le constat que les frontières sont des constructions sociales et politiques. La République constitue une deuxième forme de bien commun. La déconstruction des présupposés du débat

A LIRE: Rappel utilisation échelle descriptive et 10 règles d'or. La puissance des cartes ? Pratiques géographiques en Afrique occidentale et dans le nord de la péninsule indochinoise au XIXe siècle | Les rendez-vous de l'histoire Si la géographie a pu apparaître comme la science de l’impérialisme par excellence et les cartes comme de puissants outils de domination, les deux ouvrages à l’origine de cette table-ronde nuancent cette approche et souhaitent apporter une contribution aux débats actuels sur les sciences en situation coloniale. Le premier traite des explorations européennes et des pratiques géographiques en Afrique occidentale avant la période coloniale tandis que le second s’intéresse à la cartographie des confins d’empires entre Indochine française et Birmanie britannique au tournant des XIXe et XXe siècles. Dans les deux cas, l’ensemble du processus scientifique est au cœur de la réflexion, depuis les institutions géographiques qui encadrent et émettent des normes jusqu’aux productions cartographiques finales et à leurs usages.

La conférence de Berlin en 1885 : le partage de l’Afrique Le 21 février 1885, le lecteur curieux des affaires internationales sur plonge dans les pages que le journal Le Figaro consacre aux informations étrangères. Il y est question de la guerre avec la Chine, une guerre entre la République française et la dynastie Qing qui dure depuis 4 ans déjà. Le lecteur apprend que la France n’a rien à redouter des Chinois. Puis, autre nouvelle, il est question de la clôture de la conférence qui se tient à Berlin depuis plusieurs mois : « La Conférence a terminé ses travaux. Quelques délégués ont déjà quitté Berlin. Avec Isabelle Surun, professeure à l’Université de Lille, membre du laboratoire IRHiS (Institut de recherches historiques du Septentrion), spécialiste d’histoire de l’Afrique subsaharienne et de la colonisation. Avec nous aussi, dans le cadre de notre partenariat avec le magazine L'Histoire, Valérie Hannin sa directrice de rédaction, pour nous parler du numéro de novembre 2020, intitulé, 1885 : conférence de Berlin, le partage de l'Afrique.

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