
Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans Les écrans font aujourd’hui partie du quotidien. La littérature apporte des éléments contradictoires sur l’effet des écrans sur le développement cognitif de l’enfant, ses apprentissages, et sur les troubles de la santé mentale. Les effets sur le sommeil sont établis et sont plus importants si le temps d’utilisation augmente. Les comportements associés aux écrans sont responsables de l’augmentation du surpoids : prises alimentaires augmentées, temps de sommeil réduit et de qualité altérée. Les chercheurs font état d’un risque significatif lorsque les enfants et les adolescents ont accès à des contenus sexuels, pornographiques ou violents. Le HCSP recommande : Avant l’âge de 3 ans, les écrans sont à proscrire si les conditions d’une interaction parentale ne sont pas réunies. Le soutien à la « parentalité » et la formation des adultes doit intégrer la problématique des écrans. Les nombreuses incertitudes scientifiques soulignent le besoin de développer la recherche.
Faut-il changer de mentalité pour changer les paramètres des logiciels de planification des horaires des employés ? Ecrans et troubles du langage : Ce que ne montre pas l’étude d’Ille-et-Villaine | Ramus méninges L’année dernière a été publié une rare étude française portant sur l’effet de l’exposition aux écrans sur les troubles du langage chez l’enfant (Collet et al. 2019). Un compte-rendu en français vient d’en être diffusé sur le site Santé publique France. Cette étude est intéressante et contribue au débat. Mais il y a fort à parier qu’elle va faire l’objet de commentaires allant bien au-delà de ce qu’autorisent les données. Mon propos n’est pas de faire un compte-rendu ni une critique complète de l’étude. En effet, cette étude a comparé pas moins de 21 variables d’exposition aux écrans entre les enfants ayant un trouble du langage et le groupe contrôle. La deuxième constatation intéressante, c’est justement que sur ces 21 variables, seules 2 ont montré une différence significative entre les deux groupes. Facteurs qui ont montré une différence statistiquement significative (et indépendante les unes des autres) entre enfants avec troubles du langage et enfants contrôles : Référence
Enfants et écrans : les parents tiraillés par leurs contradictions | Open Asso Les parents en ligne de mire : la dernière étude MEDIAMETRIE-OPEN et UNAF met en lumière toutes les contradictions de la parentalité numérique. Tiraillés de toutes parts, les parents sont pris au piège de nombreuses pressions sociales, mais ils peuvent mieux faire. Publiée lundi 10 février, l’enquête “La Parentalité à l’épreuve du numérique”, commandée par l’OPEN et l’UNAF, est riche d’enseignements. Elle réserve aussi quelques surprises… En bref : la vie n’est pas facile pour les parents à l’ère du tout-numérique, mais nous pouvons faire beaucoup mieux pour accompagner et protéger nos enfants. Les enseignements de l’enquête : 1. Haro sur le mythe de l’enfant qui passe son temps sur internet : ce sont les parents qui sont surconnectés. Les parents passent plus de temps sur internet que leurs enfants: 96% des parents utilisent internet au moins une fois par jour, contre seulement 35% des enfants. Lire aussi: Parents, arrêtez de poster des photos de vos enfants! 2. 3. 4. 5. Amandine, 46 ans 6.
Le management, une modernité nazie Après 1945, des dignitaires nazis furent assez bien élevés pour ne plus parler d’extermination des Juifs, de colonisation de l’Est et d’asservissement massif des Slaves, mais ils ne changèrent pas une virgule à leur conception de l’État, des agences et du travail. Pendant que le général SS Werner Best collectionnait les jetons de conseils d’administration et travaillait, comme avocat, à blanchir ses anciens Kameraden lorsqu’ils étaient inquiétés par la Justice, le général SS Reinhard Höhn fondait, à la demande d’une puissante organisation patronale, la première, la plus grande et la plus prestigieuse école de commerce de la RFA. « Par cette union systématique de la science et de l’application, l’Occident réalise là où l’Orient demeure en retard » André Siegfried[1]
Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans Les écrans font aujourd’hui partie du quotidien. La littérature apporte des éléments contradictoires sur l’effet des écrans sur le développement cognitif de l’enfant, ses apprentissages, et sur les troubles de la santé mentale. Les effets sur le sommeil sont établis et sont plus importants si le temps d’utilisation augmente. Le HCSP recommande : Avant l’âge de 3 ans, les écrans sont à proscrire si les conditions d’une interaction parentale ne sont pas réunies. Le soutien à la « parentalité » et la formation des adultes doit intégrer la problématique des écrans. Les nombreuses incertitudes scientifiques soulignent le besoin de développer la recherche.
Les écrans ne sont pas la cause d’une “épidémie” de troubles du développement... (Merci à Guillaume Gillet pour sa relecture) Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde daté du 16 Janvier 2019, le CoSE ou Collectif de surexposition aux écrans s’inquiète de l’exposition des enfants aux écrans. Le paysage dessiné par le CoSE est très éloigné des données rapportées par la recherche depuis maintenant plusieurs décennies. Dans sa tribune publiée dans le journal Le Monde, CoSE fait état d’une “épidémie des troubles mentaux” chez les écoliers. Le collectif s’appuie sur des chiffres donnés par la DEPP (la Direction de l’évaluation, de la Prospective et de la Performance) pour affirmer une “hausse de 24% des troubles intellectuels et cognitifs, de 54% pour les troubles psychiques et de 94% pour les troubles de la parole et du langage” (CoSE, 2019) Dans le même temps, note le CoSE, les troubles physiques sont “constants”. A quoi est dûe cette hausse ? Une lecture partielle de la recherche Or, le CoSE fait un compte-rendu très partiel des études sur lequel il s’appuie.
Why Today’s Shopping Sucks | Washington Monthly Nick Sirotich Shoppers hate waiting. If they’ve made the effort to go shop at a brick-and-mortar store, rather than stay home and order something online, they hate not finding what they’re looking for. They hate not finding assistance. They hate bad service. Unfortunately, bad service is often the norm. To understand why stores appear dysfunctional, look at how chaotic life is for their workers. Ugalde’s chaotic schedule is the product of the exploitative use of a sophisticated, “smart software” computer algorithm. Algorithmic scheduling has wreaked utter havoc in the lives, health, financial stability, and future prospects of millions of service workers. Scheduling software uses big data—previous sales trends, weather patterns, consumer preferences—to predict how many customers are likely to be in a store at a given time, and then assign staffing levels to match that expected demand. But it doesn’t have to be this way. These workers tend to be among the most invisible and powerless.
sans titre L’apprentissage de la lecture n’est pas toujours une mince affaire chez les enfants. Les parents se demandent toujours comment les aider au mieux pour accélérer le processus. Une nouvelle étude vient apporter un enseignement assez surprenant. Selon les chercheurs de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh, les ebooks interactifs sont en effet bien plus efficaces pour apprendre à lire que les livres traditionnels. L’expérimentation portait sur 35 enfants âgés de trois à cinq ans. Ils ont tous pris part à une série de tests portant sur deux livres jeunesse. Alors comment expliquer cette réussite ? L’effet bénéfique de la lecture numérique serait d’autant plus fort que l’enfant a des difficultés à se concentrer. Une étude publiée en début d’année avait toutefois souligné que la lecture sur tablette générait souvent des tensions entre adultes et enfants.
Addiction aux jeux vidéo : le décryptage d'un spécialiste Manette de jeu © Pixabay Hardcore gamer, troll, nolife, cheater… Bienvenue dans la famille des « accros aux jeux vidéo », dans un monde virtuel où des ados scotchés à leurs écrans et cachés derrière des avatars aux pseudos douteux décrochent doucement mais sûrement de la « vraie vie », sous le nez de leurs parents désemparés et souvent impuissants. Sans doute la faute à la révolution numérique et à la place de plus en plus envahissante qu’occupent tablettes, smartphones, ordinateurs et autres consoles de jeux dans notre quotidien toujours plus saturé de digital ; à l’évolution impressionnante des technologies et à la multiplication des produits disponibles sur ce marché en constante progression; à cette génération de digital natives en mal de sensations fortes et à des parents dépassés ou trop permissifs… L’addiction au jeux vidéo : une maladie L’arbre qui cache la forêt « Au secours, mon ado est accro ! Les règles du jeu…
Code is Outlaw. C'est la lutte digitale et la grève reconduc'stream. Lorsque des sociologues se pencheront sur les grandes grèves et les mouvements sociaux du 21ème siècle (ils ont déjà commencé et je vous recommande plus que chaudement l'ouvrage de Zeynep Tufekci, Twitter et les gaz lacrymogènes), ils verront entre autres que les caisses de grève crowdfundées et autres cagnottes de soutien en ligne sont devenues une forme de standard. Et que la lutte est streamable avant que d'être finale comme en témoigne le délicieusement nommé Recondu.stream. Plusieurs phénomènes sont en train de converger entre technique et société. Contre la "Tech". Contre "l'Uberisation". Et en parallèle donc, on finance collaborativement les caisses de grève. On est là Tech. Ce texte s'intitule donc "Appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites" et est accessible sous le nom de domaine "Onestla.tech". Mais là pour le coup les gars et les filles sont en mode #PasContent, pas content du tout. Nous (re)voilà donc au coeur du Techlash.
Exposition aux écrans : quels effets réels sur le cerveau ? Tablette, ordinateur, smartphone, télévision… Omniprésents dans notre quotidien, les écrans font souvent l’objet d’un jugement négatif quand il s’agit d’évoquer l’apprentissage et le développement des enfants. Abrutissants, ils empêcheraient de dormir et favoriseraient l’obésité, le repli sur soi, voire la dépression : tels sont les reproches que l’on entend fréquemment. Contre ces affirmations catégoriques, Grégoire Borst exprime un point de vue plus mesuré. Professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’université Paris Descartes, ce spécialiste du cerveau ne nie pas que l’exposition aux écrans est une question sérieuse mais il entend s’en saisir d’une manière raisonnée et scientifique. Il partage volontiers son point de vue lors de conférences, dans lesquelles il transmet à la fois ses connaissances et ses réserves. Ecrans et développement cognitif Les écrans freinent-ils le développement cognitif comme on le croit souvent ?
Enfants et écrans : «Les adultes sont face à des injonctions contradictoires» Les écrans et la consommation qu’en font certains enfants posent-ils un problème ? Question corollaire : que font les parents ? Que font les pouvoirs publics, répond plutôt Claude Martin, sociologue, directeur de recherche au CNRS, titulaire de la chaire Enfance, bien-être, parentalité à l’Ecole des hautes études en santé publique, auteur notamment de l’ouvrage Etre un bon parent, une injonction contemporaine (1) et Accompagner les parents dans leur travail éducatif et de soins (2). A lire aussiEnfants et écrans : une étude qui en remet une couche Les écrans sont accusés de fabriquer des petits crétins pour paraphraser le titre du livre du spécialiste en neurosciences cognitives Michel Desmurget. Il y a une certaine convergence des avis scientifiques sur les dangers pour les enfants d’être confrontés précocement à dose intensive aux écrans. L’ouvrage de Michel Desmurget, la Fabrique du crétin digital, vient s’ajouter au rayon déjà très fourni des livres qui interpellent les parents.
Design : introduction à l'histoire d'une discipline, introduction à l'histoire d'une discipline, Alexandra Midal, Pocket, Agora, 9782266190329 C’est avec la rationalisation de l’organisation de la cuisine, pensée en 1841 aux États-Unis, que le design trouve son origine : l’agencement de la maison et des tâches à y accomplir doit être modifié rationnellement pour non seulement soulager le travail des femmes mais aussi démontrer le bien-fondé de l’abolition de l’esclavage. Dès sa naissance, le design affirme une vision politique du monde. Pourtant c’est l’Exposition universelle de Londres de 1850 qui lance le design en tant que discipline à part entière. Mi-XIXe, la révolution industrielle européenne pousse les Britanniques à s’interroger les premiers sur les conséquences du progrès technique. Ancré dans l’économie, le design apparaît comme une réponse à l’industrialisation et à ses conséquences désastreuses sur le plan social : il entreprend d’abord la réconciliation entre l’art et la vie avant de se proposer de réformer les champs politique, social et artistique.