These Edith MARUEJOULS BENOIT. Comprendre les inégalités dans la cour d’école par Edith Maruéjouls. L’une des élèves se dessine sous le préau, entourée de huit filles représentées par des « F » majuscules. « Là il y a un terrain de basket où il y a plein de garçons », montre une autre.
Sur sa feuille, elle a aussi tracé des « G » (comme garçons) répartis sur le terrain de foot adjacent. Ils occupent la majeure partie de l’espace central. Et les filles ? Occupation de l’espace physique: Égalité FILLES-GARÇONS. La cour de récréation est un lieu où tous les élèves devraient également se détendre, s'amuser et développer leurs compétences sociales et sportives.
L'expérience montre toutefois que, dans les cours où les jeux de ballon sont autorisés, les garçons jouent au foot en occupant la plus grande partie de l'espace tandis que les filles restent à la périphérie, parlent ou regardent. Observez la cour et les couloirs de votre école : Comment les élèves se regroupent dans la cour ? Ce que les cours de récré nous disent des relations filles-garçons. Ah, la cour de récré !
Ses ragots, ses goûters, ses secrets et... ses garçons qui squattent toute la place pour jouer au foot. Cliché ? Pas vraiment non, puisqu'il s'agit bel et bien du schéma le plus répandu dans les écoles françaises. Qu’est-ce qu’une cour de récréation non genrée ? Des cours de récréation dites non genrées font leur apparition dans les écoles.
Brigitte Laloupe, psychologue et auteur, était l’invitée de Patrick Roger le 3 septembre dans l’émission "Sud Radio vous explique" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h45. Brigitte Laloupe : "La cour de l’école est squattée par les garçons" À quoi ressemble une cour de récréation non genrée ? Sexisme à l’école: l’égalité, cela se joue dès la récré ! Malgré une meilleure réussite des filles à l’école, les femmes sont toujours sous-représentées dans certains métiers et rencontrent plus de difficultés dans leur trajectoire professionnelle : elles sont plus souvent que les hommes confrontées aux emplois précaires, au temps partiel et sont souvent moins bien rémunérées.
L’origine de cette situation peut remonter à l’école maternelle… Comment permettre une veritable égalité dès le plus jeune âge? Cela commence dans la cour de récré… « A l’époque, on a cru que la mixité allait résoudre tous les problèmes, et que tout le monde serait mis sur un pied d’égalité parce que tout le monde ferait la même chose dans une même classe. On n’a ni suffisamment pensé les différences, ni réinterrogé les stéréotypes filles-garçons qui ont perduré malgré cette mixité. »Présidente de la commission enseignement du Conseil des femmes francophones de Belgique, Nadine Plateau. Des cours de récré non-genrées, une étape dans l'apprentissage de l'égalité - WE DEMAIN.
“Des parkings en bitume, brûlantes en été, et trop réservées aux pratiques des garçons” : voici les mots employés par le nouveau maire de Grenoble, Eric Piolle, pour décrire les cours de l’un des établissements scolaires de sa ville.
Le maire EELV dépeint ici une cours de récré plutôt classique, avec son espace central bétonné, souvent utilisé pour le football et monopolisé par les garçons. Les filles sont cantonnées à la périphérie de ce terrain improvisé, qu’elles préfèrent contourner plutôt que traverser. Ce n’est pas une caricature, mais un phénomène étudié et critiqué. Espace ou géopolitique genrée d’une cour de récréation [1] Pour en finir avec des cours de récréation sexistes, où les filles n’existent qu’à la marge. Avez-vous déjà pris le temps d’observer une cour d’école à l’heure de la récréation ? Au centre, les garçons jouent au foot. À la périphérie, occupant la place qui leur reste, les filles font ce que l’on appelle leurs « petits » jeux : corde à sauter, élastique, jeux de rôles.
Apparemment caricaturale, cette répartition de l’espace est pourtant une réalité dans la quasi-totalité des cours d’école en France. Quand on demande aux filles les raisons de leur éloignement du centre, les réponses sont abruptes : « On n’a pas le droit. » Cour de récréation non genrée à Grenoble : une idée à reproduire. « Les cours d’école de nos enfants ressemblent à des parkings en bitume, brûlantes en été et trop réservées aux garçons.
La solution : débitumiser, dégenrer, végétaliser et potagiser ! Et en plus, nos enfants aident à faire les plans. Oui, on grandit aussi pendant la récré !» Ces mots, c'est le maire de Grenoble Eric Piolle qui les a choisis pour communiquer sur Twitter, début juillet et annoncer le lancement de grands travaux au sein de l'école primaire Georges Clémenceau. « Dans les cours de récréation, les filles sont invisibilisées » V.
A l’école maternelle Michel-de-Montaigne, à Trappes (Yvelines), la rentrée s’est faite avec une nouvelle cour de récréation « non genrée ». Depuis trois ans, la municipalité, qui a fait de l’égalité femmes-hommes l’une de ses priorités, réaménage ses cours de récréation pour inciter filles et garçons à interagir davantage. Avec l’association Genre et ville et l’Arobe (Atelier recherche observatoire égalité), la docteure en géographie Edith Maruéjouls accompagne des collectivités pour promouvoir l’égalité, et constate que « les filles ne se sentent pas légitimes à occuper l’espace dans une cour de récréation ».
Lire le reportage : Article réservé à nos abonnés A Trappes, une cour de récréation réaménagée pour favoriser la mixité filles-garçons Quel constat dressez-vous sur la mixité à l’école et plus particulièrement sur l’aménagement des cours de récréation en France ?